RÉJOUIS-TOI

– Eh ben, réjouis-toi quoi?

-Attends, j’vais te dire, c’est une vieille histoire. Disons d’abord que j’avais dans les vingt-quatre, peut-être vingt-cinq ans. Je préparais mon Staatsexamen, j’en étais à ce moment à la lecture du Parsival de Wolfram von Eschenbach, vingt-cinq-mille vers en moyen haut allemand. Mais je n’avançais pas vraiment. J’étais amoureuse d’un mec qui avait déjà une copine avec qui il s’entendait très bien etc., donc j’étais malheureuse et étant malheureuse j’arrivais pas à me concentrer sur le moyen haut allemand. J’étais fourvoyée tu vois, je parvenais pas à me sortir du fourvoiement. Alors là j’ai pris une décision. J’avais un ami, un étudiant en philosophie et théologie, qui donnait beaucoup dans la religion, le mysticisme, des trucs comme ça. Du fait d’être mystique il voyageait gratis à travers l’Europe et le Proche Orient, se faisant héberger soit par moutiers, couvents et autres institutions religieuses, soit par des particuliers mystiques. Y a tout un réseau, faut croire. Bon ben, lui il avait passé autrefois quelques jours chez les Petites Sœurs de Bethléem, à Nemours. Je me suis dit : c’est ce qu’il te faut, et je suis partie. Les Petites Sœurs, ça devait être un rejeton des chartreuses, de toute façon très dévotes à Saint Bruno. T’imagine pas un couvent comme les autres. On leur avait fait cadeau, aux Petites Sœurs, d’une lande immense et sauvage sur les collines au-dessus de Nemours – pour y arriver depuis la gare, sac-à-dos et tout, ça faisait des kilomètres de route montante. Peut-être que maintenant il y a un bus, ou peut-être il y en avait déjà un à l’époque, je n’sais pas, j’ai jamais aimé les bus, tant que je pouvais, j’ai toujours marché. Et les collines aussi, pas comme chez nous, bien sûr. Ça devait être des collines parce qu’on montait, d’accord ; mais dès qu’on était là, dans la lande, c’était plutôt un sol inégal, et rien que des rochers, des mousses et des bouleaux. Un plateau quoi, tout à fait sauvage. Là elles ont bâti leur maison à elles, avec chapelle et tout, et tout autour parsemés dans la lande de petits ermitages, pour les hôtes. Pour les fourvoyés tu vois, qui essayaient de sortir de leur fourvoiement. Toilettes et lavabos dans la maison centrale, pour la bouffe on recevait un petit panier et on se retirait dans son trou au désert. Les sœurs ne demandaient rien, si on avait de l’argent on leur donnait, si on n’en avait pas, ou ne voulait pas, aucune importance. Elles ne demandaient rien et acceptaient tout. Au moment de partir, j’ai donné plus ou moins le prix d’une petite pension, j’y tenais à être exacte. La sœur a fourré l’argent dans sa poche sans même le regarder. Ça m’a un peu agacée. J’avais rien compris à la charité.

De toute façon. J’y ai passé une semaine, dans une minuscule caravane de camping chauffée à l’aide d’une bouteille de gaz qui n’a pas pété sans doute parce qu’elle était surveillée par le Saint Esprit ; et j’ai achevé mes vingt-cinq-mille vers. D’ailleurs c’était la Semaine Sainte, et Parsival une lecture convenable. J’allais à vêpres et matines et aux offices de la Semaine Sainte. Y a rien à rigoler, j’avais la foi alors. Je pratiquais pas régulièrement si tu veux, mais j’avais une foi un peu raisonneuse et bien solide. Du moins je croyais. En fait, j’avais pas le courage d’approfondir.

Bon ben, lu prié parti, me voilà à Paris, Gare du Nord, dans le train pour Münster où j’habitais alors. De Paris à Münster, et réciproquement, la ligne était directe, on partait le soir et le matin on était soit à Paris soit à Münster, selon que c’était l’aller ou le retour. C’était pratique. Il y a eu une époque où je l’ai souvent utilisée cette ligne ; c’était aussi l’époque, ou plutôt l’âge, où on se contente de peu, je te dis pas où j’ai logé. Mais enfin. Ça faisait que la Gare du Nord était un endroit tout à fait familier. L’idée qu’il y ait d’autres gares – la Gare de Lyon pour ceux qui venaient d’Italie, la Gare Montparnasse pour la Bretagne – ça me dérangeait presque. On entrait à Paris par la Gare du Nord, un point c’est tout.

Alors là, Gare du Nord, j’étais dans le train qui ne partait pas encore, et il y avait aussi une copine de Münster avec qui on s’était donné rendez-vous pour le retour, justement. Et là, à ce moment, peu avant que le train ne parte, qui je vois parcourir le quai à longs pas, tout en perlustrant du regard les compartiments éclairés? Mon copain le mystique. Il savait, ou plutôt imaginait, que je rentrerais par ce train et il voulait me convaincre à rester encore un jour à Paris. Il logeait chez un ami tout aussi mystique – tu sais, le réseau –, je pouvais y loger aussi. Le train allait partir, il fallait se décider. Bon, évidemment je suis descendue, quoique la copine soit assez mécontente.

Le mystique français nous attendait dans sa bagnole. C’était un converti, un enthousiaste. Tous les deux n’en finissaient plus de louer la Providence pour l’heureuse aventure, et il faut avouer qu’elle avait quelque chose d’exceptionnel, de surréaliste même. En tout cas, Providence ou hasard, ils avaient tous deux l’air de vouloir la fêter, l’heureuse aventure. Moi, tu sais, pour fêter, je suis toujours d’accord, et puis on était à Paris, merde ! Alors quand l’enthousiaste a dit que c’était sans doute le moment d’un réjouis-toi, j’ai tout de suite pensé à l’apéro. D’ailleurs, c’était l’heure. Moi j’aurais pris une bière, comme d’habitude. J’savais pas c’que c’était un réjouis-toi.

Heureusement, je n’ai rien laissé paraître de mon horizon d’attente. Il se peut que j’aie posé des questions, je ne sais plus. De toute façon on m’a expliqué.

Il semble que la bonne traduction des mots que l’ange adressa à la Vierge ne soit pas, comme on le récite depuis des siècles, « Je te salue, Marie », mais « Réjouis-toi, Marie ». On ne me proposait pas un cocktail, on me proposait une prière.

J’ai ressenti une déception aiguë. Ça aurait dû me renseigner sur la véritable consistance de ma foi.

-Et le type, lui, le mystique allemand, qu’est-il devenu ensuite ?

-Il a souvent changé de place. De continent même. Maintenant il est psychothérapeute à La Havane. Au moins à ce qu’on dit.

IDIOT SAVANT

Dal romanzo di Veronica Raimo Niente di vero, Einaudi Supercoralli, candidato Strega 2022, preso in biblioteca dove lo restituirò velocissimamente, p.9:

C'è un aneddoto che racconta sempre mia madre. Una volta al ristorante, lui - non ancora treenne - aveva preso il menu e si era messo a declamarlo dall'alto del suo seggiolone. Enfatizzava gli accapo, indovinava gli iati e raddoppiava le consonanti giuste. Il cameriere che era venuto a prendere l'ordine si era limitato ad aspettare con aria annoiata che il moccioso finisse la performance. Quando mio fratello era arrivato in fondo alla lista dei dolci, il cameriere stava lì con la penna in mano senza manifestare il minimo segno di sbigottimento.
- Be', volete ordinare o ripasso?
A quel punto il piccolo genio, in preda alla frustrazione, aveva afferrato un bicchiere dal tavolo e l'aveva preso a morsi.

Non so se il quadretto possa configurarsi come vendetta, e neanche tanto sottile; in ogni caso, grazie Veronica: in quattordici righe (nell’originale) ci hai dato tutto Christian.

TOM

 Questa è una storia che doveva diventare come Tom Sawyer, soltanto che i tempi sono cambiati. Ma più che un fatto di tempi è forse un fatto di luoghi, perché i luoghi, in effetti, non sono quelli. Sono tanto poco quelli che invece di St. Petersburg lungo le rive del Mississippi, con le piane ondulate del Missouri alle spalle, abbiamo un paesino stretto fra un torrente e le colline; così stretto che quando c’è stato bisogno di una nuova strada non si sapeva dove farla.

C’era però fuori dal paese, andando verso la pianura, una pieve molto, molto, molto antica; e ci fu anche, dentro al paese, una maestra che molto, molto, molto tempo prima che si parlasse di Piano dell’Offerta Formativa organizzava ogni sorta di visite atte a confrontare gli alunni con le realtà del territorio. Visitarono, nei cinque anni delle elementari, una cartiera, una fabbrica di lana di roccia, la Bormioli, l’ultima anziana del paese che tesseva con l’ultimo telaio a mano, una fabbrica di marmellate e conserve che si chiamava Althea come la fidanzata dell’ispettore Ginko, varie altre cose che non ricordo e anche la famosa pieve.

Dai tempi che i Longobardi si erano convertiti al cristianesimo c’era sempre stata una chiesa su questo dosso nel mezzo di terreni acquitrinosi; però, a causa della povertà degli abitanti, la chiesa era costruita male, finiva che ogni due o trecento anni cadeva a pezzi, dunque bisognava restaurarla, però non c’erano soldi, allora la si restaurava male, dopo un po’ cadeva di nuovo a pezzi, e così via. Una storia triste; molto consona al paese però; molto in linea.

Quando fu visitata dalla classe della maestra era da qualche tempo in disuso. Benché si trovasse poco fuori dal borgo e fosse facilmente raggiungibile a piedi o in bicicletta, forse perché si nascondeva, per la vergogna, dietro alcune bruttissime e miserrime case coloniche, finiva che per vederla bisognava proprio andarla a cercare e la maggior parte della gente, soprattutto fra i più giovani, pur avendone spesso sentito parlare non l’aveva mai vista. Questo le aveva conferito negli anni uno statuto quasi di chiesa fantasma, nel senso che quando ci si trovava di fronte ai muri intonacati di arancione sbiadito o alla facciata con quel timpano da barocco messicano, si aveva la netta sensazione che la pieve non potesse essere tutta lì; che questa fosse, in realtà, la parte insignificante e visibile ma che ci dovesse essere dell’altro, qualcosa di non ben definito, un’aura o magari una propaggine nel terreno, come d’altro canto sembravano indicare le iscrizioni sepolcrali sullo zoccolo della facciata. E la nonna di Tom, non diceva forse che c’era una galleria sotto la pieve, un passaggio attraverso il quale i grassi canonici scappavano quando la chiesa era attaccata dai masnadieri?

A casa di Tom se una cosa era stata raccontata da un membro della famiglia era considerata vera e non ci si preoccupava di accertarne l’esatta collocazione temporale, le circostanze, la plausibilità, l’eventuale conferma da parte di altri testimoni, le fonti dell’informazione. E bisogna pure tener presente che, soggettivamente parlando e quindi per Tom, era passato meno tempo fra la conversione dei Longobardi e le uscite scolastiche con la maestra, che non fra quelle e i giorni nostri.

La visita alla pieve è tutto sommato una delusione: nemmeno le reliquie di San Celestino hanno visto, il teschio di cui parla sempre sua nonna e che Tom si è immaginato così vividamente che negli anni a venire non sarà mai del tutto sicuro di non averlo visto, invece. Ma forse si confonde con quelle altre ossa, quelle che per un po’ sono state in una cassetta di legno dietro un confessionale della cappella del cimitero; ci sono state per un po’ e lui ogni tanto andava a guardarle: ossa lunghe e nere come bastoni però, femori più che altro.

No insomma, non hanno visto niente, a parte una torre campanaria dal tetto sfondato e banchi mangiati dai tarli; non hanno visto niente eppure Tom non si dà per vinto. Fuori la maestra chiacchiera con le altre maestre e gli assesta di sbieco qualche occhiata malevola, perché l’antipatia le si esaspera talvolta in un parossismo di antipatia e in qualcosa di molto simile all’odio che deve pur farsi strada e sfogarsi; i ragazzini corrono sul prato bitorzoluto e stentato, ma Tom elabora un piano. Lui ha percepito l’aura; cammina su e giù davanti alla facciata intorpidita dall’intonaco, davanti alle iscrizioni sepolcrali che vibrano, si rende conto che c’è un lavoro da fare. Bisogna ritrovarla, questa cosa che c’è in giro fra le spighe di gramigna e non è certo la merdata sconsolata che hanno visto stamattina. Bisogna riportarla alla luce, entrarci.

Tom organizza una squadra. Non si dilunga sulla necessità del lavoro, che non è in grado di spiegare; punta più che altro sull’avventura, sulla possibilità di un’avventura. Ci sono luoghi segreti, inesplorati; il borgo è pieno di luoghi segreti e inesplorati, basta seguire le tracce, basta stare a sentire cosa dicono i vecchi, i molto anziani. Parla del passaggio sotto la pieve, che sbuca chissà dove; quello però è troppo difficile per loro, un progetto troppo ambizioso. Certo, la cosa più immediata e promettente sarebbe lavorare intorno alla chiesa, ma la chiesa è sprangata e le case dei contadini, intorno, incombenti. E poi ha questa particolarità di scomparire non appena le si voltano le spalle; Tom non è sicuro che la ritroverebbero, comunque.

Ma ci sono cose più facili, luoghi più accessibili. Tom immagina di stilare un elenco, di mappare il territorio dentro e intorno al paese. Al momento l’elenco contiene una sola voce, ma non è un problema, basta interrogare abilmente la nonna, portarla astutamente sul discorso. C’è, per esempio, la storia della nana che è saltata nella siepe. Questa è una cosa sicura, una cosa che è successa all’Emma. L’Emma è una cognata della nonna, una che è morta da moltissimo tempo, da tanto di quel tempo che le ossa nella cassetta dietro il confessionale, al cimitero, potrebbero anche essere le sue; ma comunque la storia della nana l’ha raccontata lei alla nonna, alla nonna e a tutti quelli che volevano sentirla. Dunque l’Emma, che da sposata abitava sopra la Branzana, di sera andava a trovare i suoi che stavano invece alla Croce. Dalla Croce alla Branzana sono tutte colline, campi e carraie. Dunque una sera che era buio pesto e l’Emma se ne tornava a casa alla Branzana si vede improvvisamente camminare a fianco, nella carraia, una donnina nana mai vista né conosciuta e che di sicuro non è di quelle parti. L’Emma è una donna alta, robusta, che non ha paura di niente e di nessuno; però la donnina la inquieta, non c’è che dire. Sta giusto per rivolgerle la parola e chiederle chi è e da dove viene, quando la nana senza il minimo preavviso salta nella siepe e scompare.

Se si riuscisse a stabilire con sufficiente approssimazione in quale punto della siepe è saltata, è facile che scavando si potrebbe trovare qualcosa di interessante, di questo Tom è abbastanza sicuro, tanto più che nella sua testa la storia della nana si confonde un po’ con quella della Mano d’Oro, per la quale però non ci sono testimoni in famiglia. Qui un tizio vede una mano d’oro che gli indica qualcosa in una siepe. Scava e trova un tesoro, e questo fu l’inizio della ricchezza dei Manodori. Oppure, Tom non ricorda più bene, il tizio vede una palla d’oro, o un sfera di fuoco, saltar fuori da una siepe. Scava e trova un tesoro e in mezzo al tesoro c’è una mano d’oro massiccio, per questo si chiamano Manodori. E queste storie hanno indubbiamente qualcosa in comune con una terza, perché anche lì c’è dell’oro, c’è qualcuno che cammina lungo una carraia, e se c’è una carraia di sicuro c’è anche una siepe. La terza storia si svolge al tempo che vennero giù i Francesi, e i frati del convento di Montefrontone scappavano perché avevano paura dei Francesi che odiavano i preti, le suore e tutte le cose della religione. Allora un contadino camminava lungo una carraia e fu superato da un frate che scappava a cavallo di gran carriera e mentre appunto scappava di gran carriera gli cadde una bisaccia da cui uscirono delle monete d’oro. Il contadino si china a raccoglierla, ma il monaco torna indietro, gli dà una scudisciata, recupera la bisaccia e riprende la fuga dicendo vattene via brutto villano, questa non è roba per te o qualcosa del genere. Ciò che affascinava Tom in questa storia erano l’immagine del frate che fuggiva a cavallo col saio arrotolato fin sopra le ginocchia, e il particolare della scudisciata. È sicuro che tutto ciò ha qualcosa di diabolico.

Ma tornando a noi, la storia della Mano d’Oro e quella del frate diabolico non sono ora di alcun uso per Tom, seppure invece il convento di Montefrontone, abbandonato da tempo e frequentato soltanto da profanatori di tombe, potrebbe apparire interessante.

E qui dobbiamo fermarci un attimo e chiederci, nuovamente e più di preciso: che cosa cerca Tom? Non un tesoro, su questo punto è abbastanza realista. Di sicuro cerca l’avventura, la quale comporta, essenzialmente o accidentalmente, il ritrovamento di armi, ossa, monete, oggetti vetusti e sconosciuti. Ma soprattutto bisogna considerare che l’impresa, fin dall’inizio, è plurale, è collegata con l’idea di un catalogo; bisogna considerare che quando Tom l’ha concepita, girovagando davanti alla pieve, essa gli è apparsa, nella sua forma più definita, come un quaderno a quadretti in cui vengono iscritti dei luoghi; bisogna considerare che questi luoghi sono immaginati dentro e tutt’attorno al paese, sono immaginati delimitarlo, trapuntarne il territorio; e da tutto ciò bisogna, in ultimo, dedurre che Tom voglia trasformarlo, che voglia vederlo in un’altra luce, che così com’è non gli vada affatto bene, che tenti di sovrapporgli un’altra immagine, un altro territorio, un altro paese; qualcosa che percepisce soltanto lui, e per di più in modo poco chiaro; qualcosa che gli ha alitato addosso stamattina; un soffio perso fra le iscrizioni tombali e gli steli intirizziti di gramigna.

È questo, in effetti, che irrita in Tom: questo suo fare come se vedesse le cose diversamente da come le vedono gli altri; come se quello che vedono gli altri non gli andasse bene; che so, non fosse abbastanza buono per lui. Irritante, non c’è che dire; e infatti la maestra è irritata, profondamente irritata, e l’irritazione divampa talvolta in una fiammata d’odio che fatica a controllare.

Ma chi si crede di essere questo stronzetto? Cosa crede di sapere?

Be’ intanto sa, perché glielo ha detto sua nonna, che nelle mura del castello c’è un buco. Non che sia un segreto: infatti lo si vede da sotto, a guardar bene, a saper dove guardare; lo si vede nonostante i rovi e i rampicanti che hanno invaso tutto; però di fatto nessuno ci guarda. È una parte impervia, lontana anche dalla scarpata dove si getta istituzionalmente l’immondizia. E non è nemmeno che questo buco nelle mura non sia mai stato visitato. Al contrario: dice sua nonna che qualcuno c’è andato, ci ha trovato ossa e palle di cannone. Ma è stato moltissimo tempo fa, e chissà poi se questi tizi hanno guardato bene, o magari si sono stufati di portar fuori ossa e palle di cannone e ci hanno lasciato qualcosa.

Le mura del castello sono in uno stato pietoso, anzi, le mura vere e proprie non ci sono quasi più; sono rotolate giù, oppure sono state ingoiate dall’argilla. Quello che rimane è più che altro il terrapieno alto sopra il livello del fiume. È un luogo di rovi e di rifiuti e sopra c’è la rocca, che assomiglia a tutte le povere rocche di questa parte di montagna.

Questo è il luogo che, per primo, viene idealmente iscritto nel quaderno a quadretti, il primo che è venuto in mente a Tom là, nel prato stentato davanti alla pieve. Non dovrebbe essere impossibile raggiungerlo. Un pomeriggio, dopo la scuola, la squadra se ne sta a naso all’aria a rimirare l’apertura che forse, ma non è sicuro, occhieggia da dietro una cortina di rovi. La parete in cui si trova è quasi verticale; soltanto nell’ultimissimo tratto però: prima la scarpata è scoscesa e accidentata ma tutto sommato percorribile. Loro la guardano da sotto, dalla parte del fiume, da fuori dell’abitato. Lì c’è una strada bianca che fa una larga curva, si allontana verso il greto, in direzione del lavatoio che però è quasi sempre deserto perché le donne non vanno più con cesti e carretti a lavare alla roggia. Nella strada non passa praticamente nessuno, dovrebbero poter procedere indisturbati. Non si sono portati niente, né corde né rampini né bastoni, e se questo tradisce da un lato una certa disorganizzazione e velleitarietà, denota dall’altro il carattere ideale dell’impresa: uno sforzo dello spirito più che della tecnica, la pretesa di piegare la realtà all’idea; che, se in fondo sa che è destinata a fallire, sa anche che in ogni modo non saranno corde e rampini a salvarla. Comunque cominciano a salire; cominciano a salire e vanno su anche benino, barcollando sui sassi nascosti dalla vegetazione, afferrandosi ai rampicanti, graffiandosi coraggiosamente in mezzo ai rovi. Arrivano in punti in cui non possono proseguire, sono costretti a tornare indietro, a cercare altri percorsi; sono quasi alla base del muro verticale. Il motore di una macchina li costringe a girarsi, a disagio. È una vecchissima due cavalli che vien giù dalla discesa, fa la curva di spinta e prosegue anche, ma poi si ferma, lentamente, come se il conducente non avesse frenato ma spento il motore e messo in folle. Ne esce uno magro, ossuto, un po’ biondo, un po’ bianco, un po’ pallido. Loro lo conoscono: è uno detto Galèina, forse per il collo magro di gallina, forse per un che di ruspante. Ha un canile o qualcosa del genere giù nel fiume. Scende dalla macchina, si sbraccia e urla:

Gnî sò de d’lè![1]

E ancora:

Gnî sò de d’lè!

Quando li vede quasi in fondo alla scarpata sale in macchina e riparte, come se sapesse perfettamente che non ci riproveranno, che è andata, che è finita, che la realtà ha ripreso i suoi diritti se mai li aveva ceduti; che, per quel che riguarda Tom, la sua sfasatura rispetto al reale omologato intersoggettivo rimarrà una sfasatura e basta. Che d’ora in poi inutilmente egli tenterà di imporgli il suo idioletto.


[1] Venite giù di lì!

DI BESTIE E SEMIDEI

Joseph d’Arbaud, La Bestia del Vacarés, a cura di Rosella Pellerino, La Noce d’Oro 2022

L’amica Monica Longobardi, filologa romanza che per mestiere e per passione si occupa di lingue minoritarie, in particolare dell’occitano, ci ha parlato di Joseph d’Arbaud (1874-1950), felibre (cioè scrittore e poeta in lingua occitanica) di vaglia, e del suo romanzo La Bestia del Vacarés (La Bèstio dóu Vacarés, 1926) di cui è uscita alla fine dell’anno appena trascorso la prima traduzione italiana a cura di Rosella Pellerino per La Noce d’Oro.

Confesso la mia ignoranza: non sapevo nulla dei felibres (femminile: felibresses), e se conoscevo – ma solo di nome! – Frédéric Mistral, ignoravo del tutto che la resurrezione della letteratura provenzale, richiamata un po’ artificiosamente in vita a metà Ottocento, avesse dato origine a un robusto ramo tuttora produttivo.

Per una collocazione di d’Arbaud rispetto sia al felibrismo che alla letteratura provenzale di lingua francese (Jean Giono, Henri Bosco), come per una dotta e sensibile analisi del romanzo, non posso che rimandare alla recensione di Monica Longobardi che potete leggere su Bibliomanie, qui. Io mi limiterò a una veloce esposizione dei fatti e a qualche osservazione.

In una Avvertenza che precede il racconto vero e proprio, un (finto) curatore ci dice che ciò che andremo a leggere è la trascrizione che egli ha fatto, nel modo più accurato possibile, di un manoscritto del XV secolo, piuttosto malridotto, ricevuto come lascito testamentario da uno dei suoi butteri, al quale era giunto sul filo dei matrimoni e delle generazioni. Il buttero essendo peraltro analfabeta non aveva idea del contenuto del grosso fascio di fogli. Dico buttero, ma dovrei dire gardian: non siamo infatti in Maremma ma nella Camargue – la Camargue ancora tutto sommato intatta degli inizi del XX secolo, significativamente prima della Prima Guerra Mondiale.

Non c’è, insomma, quella grossa differenza fra il gardian ordinariamente analfabeta dei primi del Novecento e il gardian eccezionalmente alfabetizzato – perché originariamente destinato al sacerdozio – dei primi del Quattrocento che ha redatto il misterioso manoscritto. Anzi, non fosse che di tanto in tanto fa capolino il terrore della Santa Inquisizione, il lettore dimenticherebbe di trovarsi, nella narrazione, in anni diversi da quelli in cui scrive lo stesso d’Arbaud, tanto poco appaiono cambiate in cinque secoli le abitudini di vita, il vitto, l’alloggio e il costume generale dei gardian

Perché il giorno di Pasqua del 1417 il gardian Jaume Roubaud si metta a vergare su un libro dei conti una cronaca che sa pericolosa e che dovrà celare a occhi indiscreti, ce lo dice subito lui: primo perché, non potendo parlarne ad anima viva – troppo incredibile quello che ha visto, e troppo rischioso dirne – troverà almeno sollievo a scriverne e a cercare così di chiarire e calmare, registrando ogni minima circostanza della straordinaria avventura, tutto il torbido che essa agita nel suo spirito; secondo perché spera che più tardi, dopo la sua morte, qualcuno di più dotto o di più saggio potrà comprendere fino in fondo ciò che gli è accaduto – e con ciò, in un certo senso, noi lettori siamo interpellati.

I fatti sono questi: nelle solitudini di una Camargue rigorosamente non-antropizzata, dove le sue mandrie di tori e di cavalli vagano liberamente nei paesaggi in cui egli via via le conduce, fra acquitrini, paludi, riverberi di croste saline e lingue di sabbia su cui cresce una fitta vegetazione, Jaume Roubaud vede un giorno delle impronte che non sono né di bovino né di cavallo, né tantomeno appartengono alla piccola fauna – volpi, conigli, linci – che popola la macchia mediterranea. Fanno pensare piuttosto a un cinghiale, ma di grossa stazza. Si aggiunga che le bestie domestiche del gardian – il cavallo Clar-de-Luno e il cane Rasclet – mostrano a diverse riprese segni di terrore. Per farla breve: la misteriosa bestia che Jaume Roubaud finisce per stanare è un fauno: piedi di capra, gambe e glutei villosi, ma dalle anche in su uomo, viso umano malgrado una fronte provvista di corna. E parla.

Osserva Monica Longobardi:

Lo stesso nome totemico di Bèstio mantiene per tutto il romanzo l’ambiguità dei suoi possibili riferimenti culturali, sospeso tra una paganità silvana previa al cristianesimo e la “Brutta Bestia”, la Bestia nera del demonio. Succube fin nei suoi nervi del magnetismo del semidio, alla riapparizione di un’antica divinità creduta cacciata per sempre dalla fede cristiana, l’uomo era rimasto atterrito come dalla visione di un revenant. E aveva cercato inutilmente di esorcizzarlo con il segno della croce e con il rito latino del «Recede… immundissime!», appreso dallo zio canonico.[1]

Superato infatti l’orrore iniziale di scoprire un torso e un volto umani presi fra estremità caprine – zoccoli e corna –, il passo immediatamente successivo è stabilire lo statuto ontologico di un essere, a dir la verità, del tutto impossibile. Poiché demonio non è – è infatti insensibile sia al segno di croce che all’esorcismo – non si capisce cosa possa essere, non c’è posto per lui né fra i visibilia né fra gli invisibilia, l’angoscia del gardian non è paura dei tratti ferini, degli “occhiacci di brace e di fiamma” o di quello che talvolta appare come “un ghigno davvero diabolico”; è piuttosto l’angoscia che si prova di fronte a qualcosa che indubitabilmente è (ce l’abbiamo davanti), ma per quel che ne sappiamo non può esistere.

Naturalmente non è sempre stato così. Quindici secoli prima un’apparizione del genere avrebbe certo spaventato[2] un gardian, ma non lo avrebbe angosciato, né avrebbe precipitato la sua anima in così indistricabili labirinti da costringerlo a tenere un diario. Quindici secoli prima, nell’Europa precristiana, Pan era di casa.

Il problema, quindi, è il cristianesimo.

Il cristianesimo è senz’altro presente nei pensieri di Jaume Roubaud; dapprima piuttosto come occasione mancata: la morte prematura dello zio canonico interrompe la via tracciata verso il sacerdozio e lo costringe, senza amarezza tuttavia, a intraprendere il mestiere paterno di gardian. Come gardian, egli vive gran parte dell’anno con l’unica compagnia del suo cane, dei suoi cavalli e delle sue mandrie nelle solitudini salmastre e selvagge della Camargue. In questa regione non antropizzata e dunque non cristianizzata[3], l’unico legame con la religione rimane la preghiera; ma benché Jaume citi volentieri le Sante Marie e Sara la Nera, confessa di trascurare le preghiere, che riprende a tratti, tumultuosamente, soltanto dopo l’incontro con la Bestia. Per il resto la sua religiosità (cristiana) si manifesta principalmente come timore, cioè come assenza: timore, a volte parossistico, che l’incontro e la frequentazione pur sporadica della Bestia siano sufficienti a dannarlo; timore, assai concreto, di finire nelle segrete dell’Inquisizione anche solo “per avere visto”; timore, infine, che se la presenza della Bestia dovesse trapelare e manifestarsi a qualcun altro oltre lui il cristianesimo come istituzione provvederebbe sicuramente ad eliminarla.

Insomma c’è un’incompatibilità.

La Bestia, nei primi incontri, è dispostissima al compromesso:

«Dici bene […]. C’è un solo Dio eterno. Un tempo, secoli fa, quando già vagavo ai confini della Libia cercando l’aria del deserto e la luce libera, mi fu dato di incontrare un vecchio che pareva avere quasi cent’anni, selvatico come me nel suo comportamento. Viveva solo nell’immensità, col sacrificio di privarsi di tutto ciò che poteva, e annunciava quella che definiva Buona Novella, insegnandomi parole che dentro di me si mescolavano come bagliori di fiamme alle tenebre oscure, alle onde ostinate del mio sangue. C’è un solo Dio eterno. Ma ci sono stati alcuni dèi, degli dèi nati dal mondo, che per il mondo ora sono morti. Forse non riesci a comprenderlo davvero. I semidei esistono. Vivono una vita sovrana, abbeverati alle sorgenti dell’etere, inebriati dall’alito della materia, e padroni di un universo in fiore, partecipi della danza delle stagioni e delle stelle, cantano con la stessa voce dei raggi di luce e del mare.»

Così ragionevole e accomodante – pronto a subordinare senza resistenze il politeismo al monoteismo – il nostro fauno, o Pan, lo è diventato probabilmente con gli anni. Dire che è vecchio non rende l’idea: è decrepito, il volto è terroso, delle due corna, una è spezzata a metà, entrambe sono sporche di fango come gli zoccoli callosi e sudici; la Bestia è sdentata, il suo vello opaco e spelacchiato, tutta la vecchia carcassa denutrita, le spalle magre, “così magre che mentre si muoveva vedevo le giunture andare e venire”; una Bestia che nella cattiva stagione campa dissotterrando poco nutrienti radici. All’orrore per ciò che si ostina a esistere senza avere, nell’universo cristiano del gardian, diritto all’esistenza, subentra la compassione per la creatura sofferente – poiché se esiste, decide Jaume, dev’essere anch’essa una creatura di Dio.

Non che la Bestia si faccia addomesticare, naturalmente; però accetta le offerte di cibo che Jaume lascia appese a un albero. Da parte sua, il gardian sa bene che la cura e la preoccupazione per il destino di questo essere di confine sono radicate, ben più che nell’umana compassione, in un legame misterioso, un fascino che esso esercita su di lui, non dissimile dal potere di possessione che esercita sugli animali. Jaume sente di essere vittima di un’ossessione e questo gli crea insolubili problemi di coscienza; perché questo Fauno avrà anche confessato l’unico Dio e sarà pure una sua creatura, però è qualcosa, o qualcuno, di molto al margine. Di un po’ troppo indipendente per un Dio unico, Creatore, Salvatore e Giudice – e per di più Geloso; nemico giurato dei molti dèi, inutile nascondersi dietro un dito. Così Jaume, nonostante il terrore dell’Inquisizione, forma e consolida ripetutamente il proposito di confessarsi all’abate o al parroco – proposito regolarmente disatteso.

In parallelo (la vicenda dura un anno, anche se gli incontri veri e propri non sono più di quattro o cinque) anche la Bestia cambia, benché non nel senso auspicato. La disponibilità a un dialogo con l’uomo, il fatto di riconoscere l’umano, la semplice accettazione delle offerte di cibo – tutto ciò regredisce e scompare. Sembra che ora sia unicamente concentrata a essere se stessa, senza compromessi, nell’ultimo paese, la Camargue, in cui nonostante le privazioni, le brutture e le tristezze della propria parabola discendente le accade ancora di essere felice.

È molto lontano, il nostro povero Fauno scheletrico e incartapecorito, da quel “grand Pan, le seigneur des moissons”, di cui già Baudelaire nella Musa malata lamentava l’assenza. Non ha però rinunciato a sfoggiare un’ultima (?) volta il suo potere. Un Jaume Roubaud orrificato assiste al Grande Sabba dei bovini che giungono da ogni angolo della Camargue per rendere omaggio al loro Signore, correndo in cerchio per tutta una notte di luna al suo cenno, alla melodia modulata, al suono del flauto a sette canne.

Questo episodio segna la massima distanza dall’umano/cristiano e la massima prossimità al demoniaco. Non è tuttavia sufficiente a liberare il gardian dalla fascinazione. Egli batte il paese, ostinatamente, alla ricerca delle tracce della Bestia che sembra scomparsa. Un ceppo d’albero con due radici che affonda lentamente nelle sabbie mobili del Grand Abîme, l’Abisso d’inferno che tutto inghiotte, sembrerebbe indicarne la morte, o almeno la definitiva dipartita da questo mondo.

Ma può un semidio morire? Cosa ne dice, o cosa ne ha detto, la Bestia stessa?

«C’è un solo Dio eterno. Ma i semidei nascono, vivono e invecchiano, e dopo una vita che nella tua mente non riusciresti a immaginare senza perderti, muoiono, sì, muoiono, tornano agli abissi dello spazio e del tempo, e io per parte mia non so dove li riconduca la volontà che un bel giorno li fece apparire». […] «I semidei vivono. Vivevano, avrei dovuto dire. Perché da quando percorro la terra immensa sentendomi invecchiare […] è da molto che non incontro nessuno simile a me. Forse si nascondono, temendo come me la barbarie e la malvagità degli uomini.»

Mah. Più che di una morte definitiva sembrerebbe si tratti – severinianamente – di un eclissarsi, un nascondersi alla vista senza che questo significhi perire; riconducibile a certi cambiamenti nel mondo più che a una vera e propria condizione mortale. E aveva appena detto, il Fauno: “«Ma ci sono stati alcuni dèi, degli dèi nati dal mondo, che per il mondo ora sono morti.»

Per il mondo”, per il modo di vedere le cose del mondo, che è cambiato. Ma se il mondo può cambiare il suo modo di vedere le cose, ci si chiede se possa cambiare fino in fondo le cose. Forse no.

In ogni modo Jaume Roubaud continua a cercare…


[1] Monica Longobardi, Joseph d’Arbaud, La Bestia del Vacarés, traduzione di Rosella Pellerino, Rocca di Papa (RM), La Noce d’Oro, 2022, «Bibliomanie. Letterature, storiografie, semiotiche», 54, no. 23, dicembre 2022, doi:10.48276/issn.2280-8833.10239

[2] Si parlava già, infatti, di timor panico. Che però è una cosa molto diversa dalla “vampa d’abominio” che assale il nostro gardian alla vista delle corna. “Un tempo, la nostra comparsa generava sempre clamore. Quante volte allora, per gioco, nascosto tra i cespugli nel bel mezzo dell’aperta campagna, mi divertivo a irrompere gridando improvvisamente, godendo nel vedere pastori e greggi in fuga disperata rimpicciolirsi e sparire nella pianura. Ma gli uomini, allora, pur temendoci, ci rispettavano.

[3] Difficile pensare a una cristianizzazione di anatre, conigli e barbagianni.

QUATTRO POESIE DI DURS GRÜNBEIN

Durs Grünbein (Dresda, 1962) è senz’altro il poeta vivente più laureato, più premiato, più coccolato e più conosciuto e riconosciuto a livello internazionale che la Germania possa vantare. È anche un autore molto prolifico. Dall’esordio, ovviamente fulminante, con Grauzone morgens (Zona grigia, mattina) (1988) a Äquidistanz (Suhrkamp, luglio 2022), sono dodici le raccolte poetiche pubblicate, senza contare le opere in prosa: saggi e altro. Della produzione poetica sono disponibili in italiano a cura di Anna Maria Carpi due scelte antologiche (A metà partita: poesie 1988 – 1999, Einaudi 1999, Strofe per dopodomani e altre poesie, Einaudi 2011) e il poema in 42 canti Della neve, ovvero Cartesio in Germania (Einaudi 2005).

Grünbein non è quello che si dice un poeta “lirico” (sempre che la specie esista ancora); è disincantato, analitico, sarcastico; coltissimo, e soprattutto con una robusta radice nel comparto scientifico: anatomia, fisiologia, neuroscienze – in generale, interesse per la materia. E qui mi fermo perché non lo conosco. Fino a qualche settimana fa di suo avevo letto, occasionalmente, quello che circola sul web, che è poco.

Pare tuttavia che con il nuovo secolo le cose fossero un po’ cambiate :

Se il giovane Grünbein era stato quasi unanimemente celebrato quale figlio delle Muse e nuovo poeta nazionale tedesco, più controversa è la ricezione critica in Germania della più recente produzione, non di rado contrassegnata da insofferenza da parte dei recensori verso la compiaciuta erudizione, la freddezza calcolata, il pathos della distanza, e il decòr neo-antico dei nuovi versi. Un dissenso che in una certa misura umanizza la figura di Grünbein, ma che permette anche di rilevare l’audacia e di misurare il prezzo della calcolata “inattualità” che segna l’evoluzione più recente della poetica dell’autore. Qui infatti a dominare non è più il chiasmo tra scienza naturale e poesia che un titolo come Ode al diencefalo catturava in modo felice: è invece il rapporto tra moderno e antico, colto da un punto di vista trans-storico, ad improntare la poesia delle ultime raccolte già nel registro formale. E’ il salto spericolato dalla “lingua-spada” degli esordi all’aere perennius.

(Italo Testa 2012, qui. In generale su LPLC si trova diverso materiale)

L’avrà pure catturato in modo felice, il chiasmo fra scienza naturale e poesia, ma Ode al diencefalo non è uno di quei titoli che avrebbero catturato me. Mi interessa di più invece “il rapporto tra moderno e antico, colto da un punto di vista trans-storico”. Così ho comprato la sua ultima raccolta, Äquidistanz, in cui, secondo risvolto di copertina, la peregrinazione spaziale, geografica, recupera la terza dimensione, la dimensione storica (e si pensa un po’ a Sebald), diventa “messa in sicurezza delle tracce”, “definizione del luogo” e – non poteva mancare – confronto con se stessi. Aggiungiamo che il poeta peregrina principalmente in Germania (in particolare Berlino), ma anche per un bel tocco nell’Italia mediterranea (Grünbein vive, dicono, fra Berlino e Roma).

A quel che ho potuto vedere la critica non è entusiasta. Oltre alla “compiaciuta erudizione” e al “decòr neo-antico” quello che si rimprovera alla raccolta è la caduta nella banalità. Magari riscattata, per i critici più benevoli, dal colpo di coda di un ultimo verso o da una (rara) metafora spiazzante. Come che sia, propongo la mia traduzione di quattro poesie, tratte da tre delle nove sezioni della raccolta. Poiché il preformattato non mi permette di inserire note (o almeno io non sono capace), ove necessario alla comprensione farò precedere il testo da qualche informazione.

1. LA TORRE DELLA CONTRAEREA (sezione I): “Le Flakturm (“torre contraerea”; plurale: Flaktürme) erano otto giganteschi complessi di torri d’avvistamento e difesa antiaerea costruite nelle città di Berlino (3), Amburgo (2) e Vienna (3) a partire dal 1940. Erano utilizzate dai reparti FlaK (contraerei) per difendere le città dalle incursioni aeree e come rifugi antiaerei durante la seconda guerra mondiale. Ogni complesso era formato da due singole torri, diverse per dimensioni e armamento.” (Wikipedia). A Berlino, nello Humboldthain (il Parco Humboldt) è rimasta una di queste torri. Col termine Flakhelfer (supporto della contraerea) si indicano tuttora “gli studenti tedeschi utilizzati come soldati bambini durante la seconda guerra mondiale. […] I nati del 1926-1927 sono comunemente indicati come “generazione-Flakhelfer”.” (Wikipedia). ‘Führer‘ è corsivo nell’originale. Nota al testo tedesco: Durs Grünbein sembra non aver recepito la riforma ortografica relativa all’eszett (ß).

LA TORRE DELLA CONTRAEREA


«… sta come un’isola nel mare.
I russi andati da tempo.»
E ancora resiste, assediata dal verde,
dai cespugli, più alta
del fitto degli alberi in mezzo

al mare di case: il bunker di Humboldt,
nessuna ferita, più, della memoria.
Intorno si rincorrono i bambini,
giocano a nascondino fra gli arbusti,
frusciano nel fogliame gli scoiattoli.

Una volta ci hanno trovato un cadavere.
La polizia aveva transennato l’area 
un bel pezzo intorno, messa in sicurezza delle tracce.
«Omicidio nello Humboldthain!»
strillava il foglio locale – 
uno di molti casi annui.

In cerca di avventura
c'è ancora chi si infila nel pozzo, 
striscia nelle camere delle condutture.
Ci trovano siringhe, preservativi
nelle rovine del Terzo Reich.
Altri scalano le pareti.
Il mostro garantisce al contatto
la pelle d’oca. Il freddo umido del calcestruzzo 
un sentimento nella punta delle dita.

Dal diario di un Flakhelfer,
fine aprile 45 (il Führer, tramite colpo in testa,
si è squagliato nel Valhalla, 
l’aria piena di fumo, opaca, corrosiva):
«Nei cinque piani dappertutto morti.
... più nessun aiuto, il cambio non arriverà.» 
Der Flakturm

«... steht wie eine Insel im Meer.
Die Russen sind längst vorbei.»
Und da steht er noch immer,
umbuscht und umgrünt, überragt
den dichtem Baumbestand mitten

im Häusermeer: Humboldts Bunker,
keine Erinnerungswunde mehr.
Kinder jagen sich um das Trumm,
spielen im Strauchwerk Verstecken,
Eichhörnchen rascheln im Laub.

Einmal fand man hier eine Leiche.
Polizei hatte das Areal weiträumig 
abgesperrt, Spurensicherung.
«Mord im Humboldthain!»
schrie das Lokalblatt - 
einer von vielen Fällen pro Jahr.

Manche kriechen noch in den Schacht
auf der Suche nach Abenteuern,
in die Kabel- und Leitungskeller.
Sie finden dort Spritzen, Kondome
in den Ruinen des Dritten Reiches.
Andere kraxeln die Wände hinauf,
Gänsehaut garantiert bei Berührung
des Monsterbaus, Naßkalter Beton
weckt ein Gefühl in den Fingerspitzen.

Aus dem Tagebuch eines Flakhelfers,
Ende April 45 (der Führer hat sich
per Kopfschuß nach Walhalla abgesetzt,
die Luft voller Rauch, ächzend und trüb):
«In den fünf Stockwerken überall Tote.
... keine Hilfe mehr, kein Ersatz.»

Non analizzerò le poesie che traduco. Vorrei però, per questa, focalizzare brevemente sulla terza strofa, centrale, che appare stranamente incidentale – una nota a margine di cui ci si chiede il senso. In realtà la parola-chiave è Spurenversicherung, messa in sicurezza delle tracce, che già il risvolto di copertina, abbiamo visto, dava come obiettivo degli ultimi lavori del poeta. Si tratta, a mio avviso, di rilevare il contrasto fra la messa in sicurezza delle tracce (la polizia ha transennato l’area “weiträumig”: un bel pezzo intorno; il foglio locale strilla la notizia) in un caso di cronaca nera – deplorevole, certo, ma non una rarità nella metropoli – e l’oblio (“keine Erinnerungswunde mehr“, più nessuna ferita della memoria) delle tracce di una catastrofe di ben altro significato e proporzioni.

2. BATTESIMO DI PIOGGIA (sezione V): proprio nei primi versi c’è un gioco di parole fra ‘Traufe‘ (letteralmente grondaia, ma in qualche modo il termine è legato a una pioggia torrenziale e eccessiva, come nel modo di dire “vom Regen in die Traufe” che corrisponde al nostro “dalla padella alla brace”) e ‘Taufe‘, battesimo. Ho cercato di recuperarlo traducendo “aus allen Traufen” con “da tutti i fonti”.

BATTESIMO DI PIOGGIA


A Parma pioveva. I giorni annegavano
nella pioggia che scrosciava da tutti i fonti – 
e lì mi è venuto in mente: tu non sei battezzato,
non sei cresimato, nemmeno circonciso.
Nell’ombra del battistero, il viso
oscurato dall’ombrello,
mi ha colpito il fatto: privo di marchiatura religiosa.
Le acque salivano, nella pietra i basilischi
si spingevano avanti, i rettili infernali strisciavano
giù lungo la facciata. Il marmo rosa, umido, 
luccicava come una gengiva.

E io ero lì, inchiodato dalla pioggia
e fissavo lo sguardo nelle masse d’acqua.
Che ci capiti a volte, nel Da-qualche-parte, di arenarci
in piazze dove nessuno ci ha chiamati,
non ci crea problemi? È vero,
solo nell’estraneità si è vicini a se stessi,
fra le case degli altri quello
che nessuno aspetterebbe per pranzo o per cena.
Questo intendeva la pioggia, questo intendevano i leoni
all’ingresso del duomo, tutta Parma lo diceva.

Qui si era indomiciliati, degli stranieri,
e avremmo anche potuto essere laggiù, 
nell’aldilà con quegli stessi gargoyle, demoni 
immersi in una corrente di arie gelide,
nel Purgatorio. Per gli abitanti di Parma
non avrebbe fatto differenza.
Così io stavo, la spina dorsale schiacciata
contro l’ottagono e avevo fame d’aria, guardavo,
mentre la pioggia avvolgeva ogni cosa nell’umiltà.
Regentaufe

In Parma regnete es. Die Tage ertranken
im strömenden Regen aus allen Traufen - 
da fiel es mir ein: Du bist nicht getauft,
nicht konfirmiert, auch nicht beschnitten.
Im Schatten des Baptisteriums, das Gesicht
verdunkelt unter dem Regenschirm,
traf mich das Faktum: religiös unmarkiert.
Die Wasser stiegen,die Basilisken im Stein
rückten näher, die Höllenreptilien krochen
an der Fassade herab. Feucht glänzte
der rosa Marmor wie Gaumenfleisch.

Und da stand ich, vom Regen festgenagelt
und starrte den Wassermassen entgegen.
Daß wir manchmal im Irgendwo stranden
auf Plätzen, an die uns niemand gerufen hat,
kommen wir damit klar? Es ist wahr,
in der Fremde erst kommt man sich nah,
zwischen den Heimen der andern der eine,
den keiner erwarten würde bei Tisch.
Das meinte der Regen, meinten die Löwen
vorm Domportal, ganz Parma sprach es aus.

Hier war man unbehaust, ein Fremder,
und hätte auch dort sein können, im Jenseits
mit denselben Regenspeiern, Dämonen
in einen Strom kalter Lüfte getaucht,
im Purgatorio. Für die Bewohner Parmas
hätte es keinen Unterschied gemacht.
So stand ich da, das Rückgrat geschmiegt 
an das Oktogon und rang nach Luft, schaute,
während der Regen alles in Demut hüllte.

3. e 4. Le due poesie seguenti sono tratte dalla sezione VI, costituita da venti testi numerati, non tutti provvisti di titolo autonomo, con un tema comune: isola/e del Mediterraneo. Il titolo della sezione, o dell’intero componimento, è: L’ISOLA CHE NON C’È (Die Insel, die es nicht gibt). Il testo numero 4 fa chiaro riferimento all’isola di Ventotene (Pandataria). C’è un punto, in cui si parla di ‘mensa’ e di ‘saltare il fosso’, che mi è rimasto abbastanza oscuro. Può darsi che contenga un’allusione che io non colgo. Al verso 26, “dove sta memoria” è in italiano nel testo. Sul componimento 6, POLVERE DI POLLINI, POLVERE DI TEMPO (Blütenstaub, Zeitenstaub) non ho niente di particolare da dire.

L'ISOLA CHE NON C'È 

4

Isola di coloro che il mare,
			che l’anima percorrono, 
              isola per sempre postuma
	e ogni futuro anticipante.
Ancoraggio delle galere, delle triremi,
  		trasporti
			di truppe e di schiavi,
	delle navi dei pirati di ogni tempo.


Predoni di mare, terragni vi portarono
		la lite velenosa, la politica,
			un’idea dei Greci, brutalizzata
non dai Romani per primi,
	da populisti, da Soldatenkaiser,
finché fin nell’angolo più remoto tutto
	        non fu avvelenato dalla disputa fra partiti,
da umana infelicità e dolore.


Ingresso anche nell’oltretomba,
		una di tante su questo mare
dove i morti sfiorano i viventi.
	Pensa al Tuffatore di Paestum – 


	il salto dallo scoglio una festa
		del mondo di qua, un rituale
in memoria dei per sempre banditi.


Isola del ritorno, spugna
		di lava che tutto assorbe
 			dove sta memoria – il mantra.
Nessun ricordo svanisce, nessuno
	degli ideali per cui vale la pena di morire.


Isola delle donne esiliate,
		sole fra nemici, vittime di Roma
	nella roulette matrimoniale dei cesari.
			Più tardi parcheggio per anarchici,
	comunisti e ogni sorta
di agenti della rivoluzione.


Pandataria, ruvida utopia,
	luogo di umiltà, campo di internamento,
		mensa dove i perdenti
	imparavano a saltare il fosso,
			a far passare un manifesto.


Isola del passaggio, scoglio di sosta
		nelle tempeste invernali, frangente di primavera,
			per ultimo culla d’Europa.	
4

Insel der Meeres-,
                  der Seelen-
          wanderer, Insel für immer postum
      und jeder Zukunft voraus.
Ankerplatz der Galeeren, Trieren,
         Truppen-
                 und Sklaventransporter,
     der Piratenschiffe aller Zeiten.


Seeschäumer, Landtreter brachten 
        den Zank herüber, die Politik,
            eine Griechenidee, brutalisiert
nicht erst von den Römern,
      von Populisten, Soldatenkaisern,
bis in den letzten Winkel alles 
        vergiftet war von Parteienstreit,
von Menschenunglück und Leid.


Einstieg auch in die Jenseitswelt,
         eine von vielen an diesem Meer,
   wo die Toten die Lebenden streifen.
      Denk an den Taucher von Paestum - 


      den Sprung vom Felsen eine Feier
          der Diesseitswelt, ein Ritual
im Gedenken an die für immer Verbannten.


Insel der Wiederkehr, Schwamm
          aus Lava, der alles aufsaugt
                    dove sta memoria - das Mantra.
Keine Erinnerung vergeht, keines
     der Ideale, für das zu sterben sich lohnt.


Insel der verbannten Frauen,
      allein unter Feinden, Roms Opfer
  im Heiratsroulette der Kaiser.
                  Später Parkplatz für Anarchisten,
     Kommunisten und alle Arten
von Agenten der Revolution.


Pandataria, rauhes Utopia,
    Demutsort, Internierungslager,
      Kantine, wo die Gescheiterten
    lernten, über Gräben zu springen,
                  ein Manifest auszuhandeln.


Insel des Übergangs, Interimsfels
        in Winterstürmen, Frühjahrsbrandung,
                 Wiege Europas zuletzt.

6


POLVERE DI POLLINI, POLVERE DI TEMPO


Schiuma di fioritura oltre gli steccati: 
sciami intorno ai calici dai quali
un carillon di campane a molte voci
sale e scende le colline.
Il gran caldo cova frutti dolci,
pesche, fichi, meloni.

I libri che vengono letti ora 
quasi si sfogliano da soli,
ognuno parte di una Georgica.
Leggere è guardare, è imparare a vedere 
attraverso polvere di pollini, polvere di tempo,
sonnolenti nel ronzio delle api.

6
Blütenstaub, Zeitenstaub

Blütenschaum über den Zäunen:
Ein vielstimmiges Glockenläuten
aus umschwärmten Kelchen
läuft die Hügel hinauf und hinab.
Die Hitze brütet Süßfrüchte aus,
Pfirsiche, Honigmelonen, Feigen.

Bücher, die jetzt gelesen werden,
blättern sich wie von selber auf,
jedes Teil einer Georgica.
Lesen ist Schauen, ist Sehenlernen
durch Blütenstaub, Zeitenstaub,
schläfrig vom Bienengesumm.

Fazit, come direbbe Grünbein, o in conclusione, come diciamo noi: queste sono quattro poesie su centotrentotto (e io non le ho nemmeno lette tutte); non è detto che siano fra le più rappresentative, né fra le migliori; inoltre, chi legge in italiano deve sempre fare la tara della traduzione. Però, anche con tutte le cautele del caso e l’ammirazione per la bravura del poeta laureato, mi pare si possa dire che l’accusa di banalità, sollevata da una parte della critica, non è del tutto ingiustificata.

IL PURGATORIO

Questo è un vecchio racconto

Sono una persona tranquilla, amante della quiete e della natura. Purtroppo la vita mi ha portato ad abitare quasi sempre in case rumorose, affacciate su strade di grande traffico. A volte mi prende ancora la rabbia e la frenesia di fuga, ma con gli anni si attenuano e lasciano il posto a una specie di rassegnazione.

Una volta però, ricordo, ero deciso, decisissimo a comprare una casetta in campagna. Era una di quelle volte in cui il desiderio si impone e travalica i limiti del fattibile. La mia intenzione di cambiar casa era fermissima e profonda; inferiore in fermezza soltanto alla convinzione, più profonda, che non ci sarei mai riuscito. E come avrei potuto? Non avevo un soldo.

Mi davo tuttavia un gran daffare. Sfogliavo giornali di annunci e cataloghi di agenzie immobiliari, mi informai perfino presso varie banche delle condizioni dei mutui. Quando trovavo un annuncio che corrispondeva più o meno alla mia idea di prezzo (il che avveniva di rado, giacché la mia idea di prezzo restringeva enormemente il campo delle possibilità), telefonavo. Già al primo incontro, com’era inevitabile, gli agenti immobiliari si rendevano conto della situazione e diventavano sgradevoli. O forse mi immaginavo che vedessero dentro le mie tasche e diventassero sgradevoli. In ogni caso non posso dargli torto e ammetto volentieri che non è corretto far perdere tempo alla gente per soddisfare una fantasia. Perché di fantasia si trattava, e io giocavo a far finta di potermi comprare una casa.

Così cambiai metodo: invece di scorrere gli annunci, vagabondavo per la campagna a piedi, in bicicletta, talvolta anche in macchina, alla ricerca di casolari disabitati, sufficientemente decrepiti da suggerire un prezzo accessibile.

Presto questo metodo mi piacque assai più del primo. Intanto, procrastinava indefinitamente l’annichilimento ad opera dell’agente immobiliare; ma soprattutto aveva un effetto esaltante: era come una caccia al tesoro, regolata unicamente dal caso. E ogni urgenza era abolita. Circostanze negative, come cavi dell’alta tensione a qualche metro dal tetto, venivano lungamente dibattuti. Ma c’erano tre alberi, su un lato, che rimandavano a un’epoca favolosa; e la strada, in fondo, faceva una curva attorno a una torre, o a un bastione, e dove andasse dopo la curva nessuno lo sapeva. Queste, naturalmente, erano qualità preziose.

Il piacere della ricerca soppiantava la necessità di trovare. Non che avessi rinunciato del tutto; c’è però da dire che il nuovo stato di esaltazione peggiorava le cose e mi faceva perdere quel poco di senso della realtà che ancora possedevo. Ricordo di aver trascinato mio cugino (il quale per l’appunto ha un’agenzia immobiliare) a osservare da lontano un rudere promettente, che oltretutto offriva il vantaggio di confinare con l’esteso e curatissimo terreno del locale club di golf – con un’area, insomma, che non sarebbe mai stata fabbricabile. Invano mio cugino cercò di suggerirmi con tatto che tale prossimità ne avrebbe sicuramente fatto lievitare il prezzo oltre ogni ragionevolezza. Mi meravigliai che nei giorni seguenti non si precipitasse a raccogliere informazioni e a sostanziare con esse il mio ben ponderato disegno. Tanto ho sempre creduto, in fondo, che fosse la realtà a doversi adeguare all’immaginazione e non viceversa.

Lo incontrai comunque (mio cugino, intendo) qualche tempo dopo davanti al bar. Più che altro per far vedere che avevo anch’io qualcosa da dire, gli chiesi se sapeva a chi appartenesse una certa casa, una casa da contadini, disabitata secondo ogni apparenza, o forse usata come fienile e ricovero per le macchine agricole, che si trovava proprio alle pendici delle colline spoglie, di qua dal fiume, quasi già nel territorio di Compiano.

Mio cugino mi guardava, perplesso:

«Una casa colonica isolata, a sinistra della provinciale? Non ho presente…»

Mi sforzai di fornire altri riferimenti: la stagionatura dei prosciutti, la strada, più in alto, verso Predosa. Niente da fare; mio cugino scuoteva la testa: non aveva presente.

Me ne andai con la convinzione che volesse di proposito ostacolare ogni mio progetto. Ero deluso. Mi pareva che se solo avessi avuto il nome del proprietario mi sarei precipitato a trattare l’acquisto. Naturalmente, a un altro livello di coscienza, ero sollevato di non essere obbligato a farlo; provavo anche una certa soddisfazione per la relativa invisibilità della casa: era ben nascosta, non rischiavo di farmela soffiare da qualcuno più deciso, o più abbiente, di me.

Nascosta, in verità, la casa non lo era per niente. Stava, come avevo detto a mio cugino, a metà costa di una serie di colline brulle, separate dal fiume da una larga striscia disordinata in cui si vedevano, al di qua della provinciale, edifici accigliati, pieni di sospetto, baracche di lamiera, allevamenti di cani o cavie. La casa era costruita su un pendio piuttosto scosceso, in modo che quello che a valle era il primo piano si trovava a essere, a monte, il piano terra. Era una casa alta, robusta, quasi tutta di sasso grigio; faceva un’impressione di austerità e di forza.

Così un pomeriggio senza sole mi trovai a calpestare la carraia che assomigliava al letto secco di un torrente. L’argilla era dilavata, affioravano grossi sassi, a toccarli col piede si staccavano e rotolavano a valle. Lo trovai corretto: in fin dei conti stavo invadendo una proprietà altrui; era come se il rischio di rompermi qualche osso mi guadagnasse il diritto di vedere la casa più da vicino. Sbucai davanti al portico per il ricovero dei macchinari, in un angolo un uscio di ferro che strisciava sul cemento e dava in un seminterrato quasi buio. C’erano damigiane con i cesti sfatti, bottiglie vuote sulle assi, ma anche la scala verso il piano superiore.

Mi trovai in un vestibolo del tutto insolito: interamente rivestito di un bel legno di colore caldo, come se fossi passato in un altro paese o in un’altra epoca della mia vita. Spinsi una porta e mi trovai in uno stanzone. Le finestre erano sprangate; tuttavia alla luce di alcune candele potei vedere che era occupato in fondo da un lungo bancone, ingombro, a quel che mi parve, di mazzi di erbe seccate. Dietro il bancone c’era un uomo con uno strano berretto di velluto viola, intento a scrivere su un grosso registro. Chissà perché pensai che stesse catalogando le erbe secche di cui era disseminato il ripiano del banco. Vedendomi entrare sollevò lo sguardo dal registro e disse, senza alcuna sorpresa:

«Buongiorno. È venuto per la casa?»

Io ero allibito; ma la domanda era così pertinente che non potei fare a meno di annuire, e l’uomo mi indicò, con la penna, una porta.

Fui un attimo perplesso: secondo la mia percezione del luogo quello doveva essere un muro perimetrale. Non poteva esserci una stanza al di là. Tuttavia il gesto dell’uomo era così perentorio che mi avviai verso la porta. La aprii cautamente, aspettandomi di trovare il vuoto.

Che sciocco, mi dissi un attimo dopo, certo che la porta dà sull’esterno, ma da questa parte il fianco della collina è più alto, quindi siamo al livello del terreno.

C’era appena un gradino e subito dopo un boschetto di faggi e quercioli che doveva normalmente essere nascosto dalla casa, infatti non ricordavo di averlo mai notato. Feci qualche passo fra gli alberi; il suolo scompariva sotto le foglie secche di quercia, i tronchi dei faggi erano picchiettati di verde; non c’era sole, l’aria era tranquilla. Mi accorsi che avevo sulle spalle una specie di tappetino che assomigliava vagamente a un tappetino da preghiera ebraico. Ne fui contento: non faceva affatto freddo, anzi, la temperatura era ideale; ma il tappetino mi avrebbe protetto dall’umidità della sera. Si avvicinava il crepuscolo.

Sollevai lo sguardo e capii cosa aveva voluto dire l’uomo dello stanzone: dall’altra parte di un piccolo avvallamento, asciutto e pieno di foglie secche, c’era una casetta straordinaria. Era di dimensioni lillipuziane, poco più alta di un uomo se ben ricordo, ma per il resto perfetta. Così dunque le case erano due, e quella grande, grigia, severa, era soltanto l’accesso a questa.

Era come se la casetta fosse già mia. Me ne rallegrai, mentre giravo intorno lo sguardo e non trovavo difetto alcuno nei tronchi dei faggi e delle querce, nei ceppi coperti di muschio, nel pavimento di foglie lucide e secche, nell’aria tranquilla. Stavo bene, non c’è che dire, stavo proprio bene. Il vecchio disagio, comparso chissà quando e che non se ne andrà, si sentiva appena; e in ogni caso non c’era nulla che si potesse fare, tanto valeva essere sereni, come l’aria mite fra gli alberi.

A una delle finestre – ce n’erano due, incorniciate da rami curvi – vidi mio figlio. Forse non l’ho detto: ho un figlio, che ora è adulto, ma all’epoca era poco più di un ragazzo. Quasi nello stesso momento udii il rumore complicato della finestra che si chiudeva.

«Aspetta!» gridai. «Non chiudermi fuori!»

Lui rise:

«Ma no, sto solo chiudendo la finestra».

Vidi che mi comportavo con lui come mio padre – un vecchio decrepito allora – si comportava con me: lo stesso modo querulo, ossessionato da prudenze e precauzioni. Vidi anche che non gli ero più necessario. Incrociai sul petto i lembi del tappetino: di nuovo non c’era nulla che si potesse fare e fu con mestizia, ma con serena mestizia, che dissi fra me: I figli! Durano giusto dieci anni.

Non so perché pensai “dieci anni”, ma questo è il numero di anni che pensai.

In realtà non lo pensai: lo dissi ad alta voce perché lì intorno, nel fossato pieno di foglie, c’erano mio fratello e mia sorella. Ne fui leggermente infastidito dal momento che abbiamo opinioni diverse su quasi tutto. Temevo che, come era loro abitudine, si mettessero a criticare la casetta che volevo comprare. Alla mia osservazione sui figli annuirono con un sorriso cortese. Era evidente che non gliene importava nulla; o forse constatavano soltanto, con un’alzata di spalle, qualcosa che avevano visto venire. C’era anche mio padre. Come sempre quando voleva a tutti i costi superare un momento di imbarazzo si mise a parlare a voce troppo alta, come un cieco che si metta a picchiare le mani sulla tavola, rovesciando piatti e bicchieri, perché non gli piace la piega che ha preso la conversazione.

Tuttavia l’aria continuava a essere mite, i tronchi picchiettati di verde e le foglie di quercia lucide e pulite. Mi girai verso la casetta; mio figlio non c’era più. Mi resi conto che non sapevo dov’era e che sarebbe stato molto difficile, forse impossibile, raggiungerlo. Di colpo la serenità dell’aria, del bosco e delle foglie mi divenne insopportabile. Mi girai di scatto, temendo che la porta dalla quale ero venuto fosse scomparsa. C’era ancora invece, a una certa distanza. Corsi, terrorizzato dal pozzo di irrealtà in cui ero precipitato.

L’uomo dal berretto di velluto era al suo posto dietro il bancone; mi guardò con un sopracciglio inarcato come se fosse sorpreso, o forse contrariato, di vedermi tornare. Attraversai la stanza con pochi passi decisi.

«Può dirmi» lo affrontai risolutamente «che cos’era quello?» e indicai in direzione della porta.

L’uomo mi guardò con un sorriso incredulo, come se non si capacitasse che non avessi capito:

«Ma, mio caro signore» rispose, «quello è il suo Purgatorio».

Sono passati diversi anni da allora, e non sempre ricordo cosa avesse voluto dire. Ma allora capii immediatamente e le sue parole mi apparvero evidenti, illuminanti, indubitabili. Mi sentii perduto; ricordo che sgranai gli occhi ed esclamai:

«E il mio Paradiso allora? Dov’è il mio Paradiso?»

Di nuovo l’uomo sorrise. Doveva essere rosso di capelli sotto quel suo berretto viola, perché la pelle del viso e delle mani era straordinariamente pallida e disseminata di lentiggini color crusca.

«Questo, signore», rispose gentilmente, «deve saperlo lei».

La mia vita non è mutata. Non ho scoperto dov’è il mio Paradiso. Come ho detto, ho rinunciato al progetto di cambiar casa. Quando, passando, ne vedo una che mi attira, la guardo con piacere e una vena di scetticismo. Faccio lunghe passeggiate, a piedi o in bicicletta. Ma evito il sentiero che porta alle colline brulle sotto la strada di Predosa.

AUTUNNO (GENERAZIONI)

Sul sentiero le confuse alternative delle foglie morte. Morte come i morti che sono morti, bruciati marciti spolpati anneriti – improbabile che risorgano. Pensa anche l’imbarazzo: il bisnonno e la bisnonna mai conosciuti, e dovresti pur scambiarci quattro parole.

A meno che anche fra i risorti non si ripieghi sull’infinita convenzionalità della comunicazione. Per forza: la discesa (o ascesa) verso uno spazio dell’autenticità naufraga contro il bisogno di considerazione (Geltungsbedürfnis). Non per vizio o cattiveria, ma perché siamo individui e l’individuo deve distinguersi. Se non si distinguesse non sarebbe individuo.

Chi crede che il suo io funzioni diversamente, o è sciocco, o è in malafede. La buona educazione consiste nel moderare, e possibilmente nascondere, il bisogno di centralità dell’io, sein Geltungsbedürfnis. Ma se, dissimulandolo, l’educazione rende l’interazione sociale più gradevole, per quanto lo nasconda non può eliminarlo[1]. E per quanto educatamente lo si tenga a bada, il bisogno di considerazione elude il controllo e si manifesta con commovente spontaneità nel lampo dello sguardo quando qualcuno, a torto o a ragione, pensa che si stia per lodarlo.

Per quello che so della mia bisnonna – ed è estremamente poco – poteva ben essere un individuo quasi totalmente privo di Geltungsbedürfnis. «Mia madre era una santa» pare dicesse il nonno. Potrei credergli: una santa non beatificata, non calendarizzata – una santa laica, il suo sentito cattolicesimo del tutto accidentale. Nessun rischio, con lei, di convenzionalità nella comunicazione. Ma che direbbe anche? Nulla. Sorriderebbe mestamente e basta.

Sante così devono essercene state. Santi, al maschile, ho qualche dubbio. Ma chi lo sa. Magari uno l’ho incontrato oggi.

Oggi pomeriggio, un po’ sul tardi, già passate le quattro, ho fatto un giro in collina col cane. Il sole era andato, nebbiolina, sentieri coperti di foglie morte. Verso la dimora che fu dei bisnonni, precisamente. Non un’anima viva. A sinistra c’è una casa che fino a poco tempo fa era abitata, col bel tempo c’era sempre qualcuno sull’uscio. Adesso porte e finestre sprangate, fa tristezza. Che fine hanno fatto gli abitanti? Erano meridionali, e anziani. Forse sono tornati in Meridione. Una volta c’era una di loro sul sentiero, che raccoglieva qualcosa dalla riva. Siccome non riuscivo a scorgere nulla di commestibile le ho chiesto cosa raccogliesse. «Asparagi selvatici» ha detto, e me ne ha mostrato un pugno: lunghi, storti e sottili. «E sono buoni?» «Buonissimi!» «Lei come li cucina?» «Io», dice lei di spinta, come se di colpo si decidesse a confidarti qualcosa di molto personale, «faccio una frittata. È buona. Davvero».

Un po’ più avanti, a destra, in un campetto sul pendio, un tizio su una piccola scavatrice sta facendo uno scasso largo e lungo fra due filari di viti. Mi fermo a guardare. Profondo anche. Ma che fa? Proprio non capisco. È il tizio dei cinghiali? Dovrebbe essere lui, il campo è il suo. Però mi dà le spalle quindi non posso essere sicura. E magari non lo riconoscerei nemmeno.

È stato questa estate che l’ho visto lavorare da quelle parti e gli ho chiesto se si era rotto un tubo dell’acqua perché il sentiero mi sembrava allagato in un paio di punti. No mi ha detto, è una sorgente, appena più su. C’è sempre stata. Io l’avevo incanalata ben bene, ma i cinghiali fanno la malora, sguazzano, razzolano e pestano tutto, così adesso l’acqua si perde in giro. Ha recintato un paio di rettangoli a vigna col filo elettrificato. Gli chiedo come mai. Perché vorrei vendemmiarli io. Perché se no chi glieli vendemmia? I cinghiali. E così quella volta abbiamo parlato un po’ dei cinghiali. Parla bene, in italiano. Mi chiedo se faccia anche un altro mestiere oltre coltivare quel paio di campetti. Probabile. Mica ci campa con quelli.

Comunque, come dicevo, mi dà la schiena, non so nemmeno se è lui, e la scavatrice fa un bel fracasso. Tiro dritto e imbocco il sentiero di Miranda. Arrivata in fondo rifletto se affrontare la salita, scollinare e scendere di nuovo verso il paese. Non ne ho voglia, né di affrontare la salita né di scendere in paese, quindi giro sui tacchi per tornare all’imbocco e prendere un’altra strada, una salitina più breve. Dalla direzione opposta mi viene incontro un uomo. Il sentiero è solitario, la nebbiolina da trapassati, e insomma c’è qualcosa di leggermente inquietante. L’uomo non è accompagnato da un cane, non ha propriamente l’aria di uno che fa una passeggiata – e non è né la giornata né l’orario da passeggiate. Che ci fa lì? Quando lo vedo meglio mi tranquillizzo: è un vecchio – molto alto, molto magro, molto anziano – che cammina dritto con la leggera insicurezza dell’età avanzata, e infatti si cautela col bastone. Indossa una specie di tuta da lavoro blu e credo che fosse questo, insieme all’altezza veramente ragguardevole, a farmi quell’impressione di stranezza. Ci salutiamo molto educatamente, direi cerimoniosamente. Il vecchio mi colpisce per l’espressione: mite, disarmata. E mesta naturalmente; molto bella. Sta a vedere che è un santo.

Credo di averlo già visto una volta. Era lui senz’altro, non è che qui intorno di vecchi contadini alti e magri con una tendenza alla santità ce ne possano essere poi molti. Quando l’ho incontrato – dev’essere stato un due o tre anni fa – stava frugando fra le foglie secche al margine della stradina su, fra le case del cucuzzolo. Mi sono fermata a osservarlo e probabilmente, visto che non mi faccio mai gli affari miei, gli ho chiesto cosa stava facendo. Mi ha mostrato, nella mano, delle ghiande. Sceglieva le più belle e le piantava in un piccolo appezzamento triangolare, in parte adibito a orto, sotto l’imbocco del sentiero di Miranda. Mi ha detto con un certo orgoglio quanti alberelli – non solo querce – aveva già tirato su. Abbiamo parlato un po’, da un lato all’altro della stradina (c’era già la pandemia?), ma non ricordo più bene cosa mi abbia detto delle ghiande e delle querce. Non vorrei confondere con un racconto di Jean Giono.

Il vecchio di questo pomeriggio sembra molto più vecchio, ma si sa che a quell’età due o tre anni fanno una differenza. Come ho saputo poco dopo, ha perso la moglie qualche mese fa. Anche questo c’era, nell’espressione.

Salitina breve, giro intorno al cucuzzolo e di nuovo giù. In fondo, con una certa sorpresa, rivedo il vecchio. Cioè: questo si è fatto tutta la salita che io ho evitato, ha tagliato per un passaggio semiostruito dalle frasche che una volta mi ci sono quasi ammazzata, e adesso, col suo bastoncino, mi scende incontro dall’altra parte della collina. Entrambi nuovo cenno del capo sorridente e  cerimonioso.

Ora la scavatrice è girata nella mia direzione, l’uomo che la manovra mi fa un largo saluto col braccio, probabile che abbia riconosciuto il cane. «Cosa sta facendo? Una piscina?» grido per coprire il rumore del motore. Scuote la testa. «Un campo da tennis?» Nuovo diniego, dice qualcosa che non capisco. Sono curiosa, salgo con accettabile agilità la scarpatina e lo raggiungo. Spegne il motore.

Informatosi sul mio lavoro (insegnante di francese, ma mi sgama subito che sono in pensione: terza età conclamata), fa un segno come dire: chiaro che non ne capisci niente – una constatazione, niente di personale. «La France, la France, hanno il vino buono. Questo non è così buono, ma è buono anche lui» – col che dimostra un grande amore per la sua terra, perché l’Italia produce senz’altro ottimi vini, ma non in Emilia. Però mi ha messo una curiosità di sentirlo il suo vino. Siccome poi mi dice che ammazza anche il maiale, magari coi ciccioli. Dei ciccioli buoni come quelli che facevano mio padre e Ghidoni quando ammazzavano il maiale non ne ho mai più mangiati. Quelli che si comprano in negozio fanno schifo. Grasso pressato, punto.

Ma tornando a noi, indica un filare su un lato dello scasso: quello è giovane. Quello dall’altra parte invece è vecchio. Appena quello giovane comincerà a produrre come si deve, toglierà quello vecchio e ne pianterà uno nuovo. Nel frattempo smuove la terra in profondità perché la vite deve lavorare nel profondo. Se ho capito bene. Gli faccio i complimenti per il lavoro capillare. Il lavoro capillare in campagna non è che si veda più tanto. Non si può più fare, mi spiega, perché non rende. Lui se lo può permettere perché i suoi due o tre campetti sono, in un certo senso, un lusso e non una fonte di reddito. Non tenendo vacche, il foraggio lo vende, va bene; però il vino vuole farselo lui, i salumi pure, ecc. Una mania, una soddisfazione. Ma chi ci deve campare – chi ha l’azienda – lavora con delle macchine di quattro o cinque metri di largo, non è che può andare per il sottile. Bisogna massimizzare. Come gli artigiani, che sono spariti. Inutile, il lavoro personalizzato al cliente porterebbe via troppo tempo, non si può più fare.

Non mi sembra vero, tout prof de français que je suis, di poter dire qualcosa di connesso col tema: menziono l’ultimo artigiano del paese, il fabbro (al frèra) Franco Franceschi, morto da poco. Dio l’abbia nella sua gloria. Adesso l’officina la manda avanti il figlio Andrea. Come se la caverà, fra lo stile di famiglia e l’imperativo di massimizzazione, non sappiamo.

Mi dice che loro stanno, come immaginavo, nella casa di fronte a quella dei bisnonni. Tutt’e due in cima all’erta, al sole, splendenti case da contadini. La loro è quella che fu dei Chierici, e qui passiamo in rivista tre generazioni di Chierici, dal Cavaliere – cavaliere, credo, di Vittorio Veneto, che io ho conosciuto e lui no – ai nipoti. I quali se ne andarono a vivere nel nuovo e furono sfortunati, poverini. E in ogni caso adesso sono quasi tutti morti. E a lui non l’ho detto, perché non sono sicura che capirebbe, ma qui lo scrivo, così da qualche parte rimane: a me, di uno di questi Chierici – ma quale? Il Cavaliere? suo padre? non so – è stata tramandata la preghiera, che mi è sempre sembrata geniale nella sua brevità, e suona così: Gesù, fè vu, me son Tognètt.

Mi rendo conto che in paese conosco molti più morti che vivi. Anche perché adesso si passa alla casa di fronte, quella dei bisnonni, gli Azzimondi, che andò, per via di legittima eredità, ai Mentasti e ai Corona, i quali la vendettero e mia madre, che non era né Mentasti né Corona e giustamente non aveva voce in capitolo, ci fece una malattia. In ogni caso coloro che la vendettero per comprare del nuovo sono morti e la schiatta è in esaurimento; d’altra parte anche noi, le figlie dell’Azzimondi, abbiamo venduto la casa in collina – troppo grande, troppo dispendiosa, e chi poteva permettersela? – eh certo, dice lui, noi eravamo in sette e siamo rimati in tre: i figli sono andati a convivere – perché adesso non si sposano più, convivono –, mia madre è morta qualche mese fa, siamo rimasti io, mia moglie e mio padre. E questa casa enorme. Suo padre non è per caso quel signore che passeggiava laggiù col bastone? Proprio lui, pensi: novantaquattro anni.

Ci penso, ci penso.

È quasi buio e l’umidità si è fatta fredda. Il sudorino della camminata mi si gela sulla schiena. Altra cosa se ci fosse un bicchiere del famoso vino. Ma non c’è. Allora meglio congedarsi. Arrivederci! Arrivederci!

Speriamo di scendere la scarpatina senza ruzzolare. È più di un anno che il ginocchio destro mi fa male e cede. Ma no, via, è andata. Sento che riaccende il motore. Se è quasi buio? Boh.

Dai, va’, è andata bene, no? Hai capito quasi tutto. E hai pure parlato a proposito.


[1] Pascal: « Le moi est haïssable : vous, Miton, le couvrez, vous ne l’ôtez point pour cela : vous êtes donc toujours haïssable » (455-597).

ZOOMORFI

Del romanzo Telluria (2013) del russo Vladimir Sorokin (n. 1955) ho parlato brevemente qui. All’epoca di quel primo articolo non ne avevo terminato la lettura e l’opera mi sembrava “interessante ma non entusiasmante”. Nel frattempo, a lettura ultimata e dopo aver acquisito, attraverso altri testi, maggiore dimestichezza con l’autore, mi sbilancio a dire che si tratta di un’opera importante – e lasciamo anche stare la categoria un po’ desueta di capolavoro che comunque richiederebbe una più lunga sedimentazione, ma qualcosa di geniale mi sembra di ravvisarlo.

Ricapitolo alcune informazioni che avevo già dato: il romanzo, piuttosto corposo, è composto da cinquanta capitoli numerati, senza titolo, apparentemente slegati fra loro. Soltanto pochissimi, tre o quattro, fanno riferimento a personaggi o situazioni presentati in capitoli precedenti. Quello che li salda, e che fa dell’opera qualcosa di diverso da una raccolta di racconti, è che essi concorrono alla creazione e definizione di un mondo che non gli preesiste: l’Eurasia della metà del XXI secolo. Romanzo distopico, che però a una tonalità apocalittica o anche soltanto tragica preferisce una chiave ironica, parodica, con una predilezione per il grottesco e qualche incursione nel gore. I fondamentali politici, biologici e antropologici di questa Eurasia futura sono presto riassunti:

  • In seguito a guerre feroci fra paesi europei e integralismo islamico, finalmente sconfitto e ricacciato, l’Europa occidentale si ritrova però frammentata in staterelli identitari e medievaleggianti fra i quali spiccano volentieri, oltre alle repubbliche e alle libere città, principati e granducati. Alle atrocità e al bellicismo dei salafiti si sono sostituite le prepotenze e il bellicismo di crociati e templari. A est, la Federazione Russa è implosa in seguito a guerre intestine e si è sbriciolata anch’essa in repubblichine e autocrazie ancien régime, spesso in conflitto fra loro.
  • Determinate specie, fra cui quella umana, esistono in tre versioni: standard, macro e micro. Cavallini, diciamo, da borsetta, e cavalloni in grado di sostituire una locomotiva. Né deve stupire l’esistenza di umani zoomorfi – tassonomicamente inseriti, provvisti di adeguato passaporto, ma insomma “un gradino sotto” i non-zoomorfi.
  • Il quotidiano si caratterizza per un misto di pratiche preindustriali, tecnologia ora steampunk ora avveniristica, e futurismi informatici.
  • La vita di questi eurasiatici non è, alla fine, molto diversa dalla nostra: nessuna apocalissi ma un peso costante. Peso della storia, della sofferenza, dell’esistenza. A cui si ovvia con la sostanza tellur, estratta e commercializzata nella piccola repubblica di Telluria, nell’Altai. Non è del tutto chiaro se si tratti semplicemente di una sostanza psicotropa o se in effetti sia in grado di spalancare le porte su altri universi (es. il passato, proprio o altrui, da condividere o da modificare). Quel che è certo è che la modalità di somministrazione è particolare e non esente da rischi (la sostanza è in qualche modo incorporata a un chiodo che viene piantato direttamente nel cervello), ma non si direbbe che dia assuefazione. Dati anche i costi di acquisto e somministrazione è piuttosto equiparabile a un’esperienza mistica che ci si permette in casi rari e importanti, per acquisire una conoscenza individuale e privata in qualche modo risolutiva.

Rimane da dire che in questo romanzo (ma non solo) Sorokin, grande conoscitore della storia e letteratura russe (e altre), “gioca” con gli stili, variandoli di capitolo in capitolo. Sul senso di questi “esercizi di stile” dirò, eventualmente, in un altro post. Per il momento mi sembra di aver fornito le informazioni minime affinché il lettore possa entrare nel capitolo XXXV che traduco qui di seguito (come già con altri brani di Sorokin, purtroppo dalla traduzione tedesca dal momento che non so il russo).

XXXV

È cominciato tutto con i crociati sono arrivati in macchina da noi a Mittenwald al mattino presto in tre con i garzoni a far luce sull’omicidio dei vicini han fatto luce han fatto luce e poi hanno confiscato alla signora Schulze ventun vitelli un trattore e due rimorchi di patate come se l’assassina fosse lei del trattore e delle patate non me ne frega niente ma per i vitellini mi dispiace dove li portano mi chiedo al macello o in una fattoria a Füssen o Schwangau e di lì poi al macello e io me ne sono dovuta andare dalla fattoria della signora Schulze e a Angelika i crociati hanno assegnato quel che rimaneva dei vicini ammazzati si è ritrovata un sacco di roba un frigorifero tre prosciutti affumicati una panchina una macchina per il burro un mucchio di vestiti e le andavano bene tutti e a me addirittura andava bene un vestito e un cappotto anche se erano sporchi di sangue l’ho lavato via e fine e una giacca e stivali di gomma e due anellini col turchese e un foulard con sopra Parigi i pantaloni non mi andavano bene sono ingrassata durante la guerra ridicolo come le natiche mi sono uscite in fuori alla fattoria bevevo latte e mangiavo pane e canederli col sugo ma i pantaloni sono buoni solo troppo stretti le scarpe non vanno bene coi tacchi come vuoi che faccia a camminarci gli stivali di gomma sono meglio e poi c’era anche una brocca e un orologio e un vecchio computer quello funziona ancora ho lavato i vitellini può darsi anche che non li abbiano macellati tenuti a ingrassare per carne di manzo la signora Schulze non voleva macellarli ha strillato come una matta ma i crociati le hanno aperto il sapientone [sorta di computer onnisciente e onniperformante che si può allargare, distendere e ripiegare come un pezzo di plastilina. NdT] sotto il naso e le hanno fatto vedere la bolla papale col sigillo lei ha attaccato una geremiade l’hanno cacciata via dall’aia e il loro capo dice puoi ringraziarci che non ti arrestiamo i ventun vitelli e il trattore con due rimorchi pieni di patate via a Neuschwanstein e io ho pianto mi dispiaceva per i vitellini li ho tirati su come figli quell’oca dell'Angelika taceva avrebbe anche potuto lasciarsi fare io con le mie orecchie d’asino e il muso peloso cosa se ne fanno ma Angelika ha due belle tette è giovane se si fosse lasciata fare nel fienile lì vicino si vedeva che lei gli piaceva le hanno anche assegnato tutta le cianfrusaglie dei vicini e per tre che erano non sarebbe morta di sicuro quella stupida capra e avrebbe salvato i vitellini e io le ho anche strizzato l’occhio e fatto segno con le dita e con la lingua ma lei macché si gira dall’altra parte come se non capisse non è neanche vergine dei tipi a mano ne aveva già prima della guerra e la signora Schulze piange soldi per riscattare non ne ha della roba i crociati non sanno che farsene anche se lei gli ha offerto roba buona solo la pelliccia è un valore stivali sei paia belle scarpe dodici paia le scarpe del suo defunto marito tre paia pantaloni di pelle tre cappelli col ciuffo di camoscio roba buona nuova e gli stronzi arricciano il naso la roba non ci serve ci credo che non vi serve in un anno ne avete arraffata tanta che vi basta per i prossimi dieci quelli non ci mollano con la bolla la bolla qua con i vitelli trattore e patate caricati e via che se li portano quegli stronzi Urban dice che i crociati sono peggio dei salafiti è vero che quelli ti tagliavano la mano destra se giocavi a scacchi e per l’alcol e il tabacco ti frustavano in piazza ma la carne l’hanno sempre pagata alla popolazione e questi qui con la nuova bolla papale si prendono tutto e se lo portano via hanno occupato Neuschwanstein e là ci sono montagne d’oro dicono da tutta Europa ci manca solo il drago Smaug ma forse i vitellini non li hanno macellati subito portati a Füssen là ci sono tre grandi masserie e magari li hanno soltanto venduti perché forse poi ai crociati dell’altra carne non gli serve li vendono e prendono i soldi e magari i nostri vitelli adesso sono a Schwangau anche lì c’è una grande latteria e perfino tre cavalli giganti tre castrati con quelli trasportano la legna li mettono nei box sarebbe una bella cosa se i pezzati rossi stessero insieme ma così be’ ecco adesso non c’è più lavoro per me dalla signora Schulze e me l’ha detto subito che tu asina hai visto come mi hanno rovinato adesso non so che farmene di una vaccara ma io allora cosa faccio parti vai dove vuoi e dove posso andare eh dove vuoi vai a fare la vaccara dai crociati eh certo come se non ne avessero già solo di garzoni ne hanno seimila e chissà quante vaccare e tutte di sicuro belline mica come me con le orecchie d’asino dove devo andare non lo so non lo sa neanche la signora Schulze piagnucola e basta che fare ho chiesto a Urban e lui dice c’è un posto dove c’è una grossa masseria in Svizzera a Ascona si chiama Monte Verità ci vivono dei pagani che adorano la luna nudi di notte non prendono ordini da nessuno hanno una loro guarnigione e una grossa masseria bevono solo latte perché il latte è un dono della luna consumano molto latte esclusivamente munto a mano le ragazze cattoliche non ci vanno lì a fare le vaccare ma tu sei zoomorfa lavora da loro come vaccara così avrai un tetto e un pezzo di pane mangerai tutti i giorni ricotta e panna acida e io sono partita cosa vuoi bisogna pur mangiare gratis non te ne dà nessuno anche se sono un’asina non mi va di chiedere l’elemosina non voglio impiegarmi come facchina voglio rimanere nel mio mestiere ho riempito due valige inchiodate a un bastone appese alla spalla e via a piedi che dovevo fare oggigiorno ci vogliono soldi per l’autobus e pure per il treno e a me mi pagavano col mangiare soldi ne ho visti solo prima della guerra per tutta la guerra la signora Schulze mi ha pagato solo col mangiare contanti non ne ho visti neanche col lanternino e la signora Schulze non mi ha potuto dar niente neanche per il viaggio piange che non ha un soldo da far ballare una scimmia per il viaggio mi ha dato dietro pane patate al forno mele e torta di rabarbaro ben cosa vuoi che faccia le faccio un inchino e parto che devo fare è lontano però là c’è un buon lavoro mungerò le mucche è una cosa che so fare con le mucche sono a tu per tu di loro sai tutto io cammino cammino cammino e mentre cammino penso a questo e a quello così non mi annoio e sto attenta a mettere bene i piedi per non sformare le scarpe da montagna sono quasi nuove Urban mi ha pagato il lavoro con quelle sono le scarpe di suo figlio più grande che non è ritornato dalla signora Schulze andavo sempre a piedi nudi estate e inverno chiaro che con le gambe pelose non ho freddo però adesso ho deciso di mettermi le scarpe per non tagliarmi i piedi sulle pietre e perché nessuno rida già ridono così tanto di me orecchie d’asino muso peloso asina asina i ragazzini arrivano di corsa mi tirano dietro delle pigne asina asina con le scarpe è più decente e ci saranno anche meno risate e più rispetto e anche al confine mi prenderanno più sul serio se ho le scarpe e infatti ho passato il confine senza storie il mio passaporto zoomorfo è a posto e poi ho camminato camminato fino al paese e lì ci sono i soldati austriaci ed è successo il solito chiaro che avevano appena fatto uno spuntino sono lì seduti e fumano e io cammino e cammino e vado e di tutti i posti sono andata alla fontana per dissetarmi e lì arriva uno e chiede da dove vieni sono bavarese dico io di Mittenwald quello ride ma non è una fatica con due valige no non una gran fatica dico io sei robusta sì robusta dico io e come bisogna chiamarti tu asina robusta io dico bisogna chiamarmi col mio nome quello ride e quando mi chino di nuovo per bere mi arriva da dietro mi afferra per il sedere e sbraita non ho mai chiavato un’asina io gli do uno spintone e mi rimetto a camminare ma loro mi vengono dietro in cinque e dicono sporcaccionate sul sedere e sulle orecchie e che in mezzo alle gambe ho sicuramente un pozzo profondo dove fa fresco e poi hanno cominciato a scommettere sulle mie gambe se sono lisce o pelose e uno dice adesso controlliamo e si è avvicinato e mi ha tirato su la gonna così hanno visto che ho le gambe pelose e hallalì! Io cammino non gli bado e poi improvvisamente quelli hanno lasciato perdere e io penso oh là continuo a camminare esco dal paese scendo lungo la strada penso soldati e crociati vogliono tutto gratis i contadini sono più onesti puoi star sicura che se ti usano ti danno sempre qualcosa in cambio se non sono soldi è roba da mangiare sono lì che penso e non ero mica andata tanto in là e da dietro sento che arriva una macchina mi sposto sul margine della strada ma la macchina frena do un’occhiata una jeep militare e dentro quei cinque e sono saltati fuori mi hanno afferrato trascinata nell’abetaia e tutti senza una parola senza ridere non dicevano niente io li spintono mi dimeno quelli mi stanno addosso mi mettono stesa sulla schiena mi strappano giù la gonna su le gambe due mi tengono per una gamba due per quell’altra ho le gambe robuste io e il quinto mi si sdraia addosso mi sta addosso e mi fa violenza ma io ho appeso al collo un chiodo di tellur l’ho trovato una volta in città nella via Albert Schott era lì sul selciato allora l’ho raccolto e ho deciso di servirmene per pulirmi le orecchie per via che ho due grandi orecchie e si ammucchia molto cerume quando lavori in una fattoria ci si infilano dentro le mosche allora alla fine della giornata avvolgo il chiodo nell’ovatta lo intingo nell’aceto mi pulisco le orecchie e vado a dormire e da quella volta lo porto al collo appeso a uno spago per non perderlo e adesso che quello voleva farmi violenza ho afferrato il chiodo e gliel’ho infilato nel collo con tutta la forza quello urla e mi scivola giù di dosso il chiodo ce l’ha piantato nel collo fino alla capocchia gli altri austriaci si buttano su di lui e io scappo nell’abetaia quelli gridavano poi se ne sono andati in macchina probabilmente all’ospedale più tardi sono tornata mi sono rimessa la gonna ho preso le mie valige e giù di corsa non per la strada ma dritto attraverso il bosco ho camminato ho camminato finché non si è fatto buio allora sono tornata giù sulla strada ho camminato due giorni interi fino al confine svizzero e là ho dovuto fare la quarantena mi hanno controllato se avevo malattie e parassiti mi davano da mangiare due volte al giorno poi ho potuto continuare e lì mi è capitato un camion con un brav’uomo mi ha dato un passaggio fino a Schwyz poi sul treno merci fino a Bellinzona e poi cammina cammina ho camminato fino a Ascona e ho trovato Monte Verità è in cima a un monte non volevano lasciarmi entrare là c’è il loro confine pali col filo spinato cannoni e mitragliatrici si chiudono su da tutti io ho mostrato il mio passaporto ho detto sono una vaccara qualificata voglio lavorare sono venuta dalla Baviera mi hanno fatta entrare e dritto nella stalla e lì arriva una donna capelli bianchi e una luna d’argento sul petto senza una parola mi porta dalle mucche e la sua masseria è grande centoventi mucche e cavalli e vitelli e tacchini e faraone e anatre in uno stagno con le oche e galline e era l’ora della mungitura serale e le sue vaccare avevano già cominciato a mungere e si munge solo manualmente e questa coi capelli bianchi mi dice facci vedere asina bavarese come mungi e mi danno secchio e sgabello mi portano dalla mucca e io le sciacquo la mammella dico datemi la vaselina da spalmare sui capezzoli e mi danno del burro buono ma guarda te quanta ricchezza li ho spalmati col burro e quando ho cominciato a mungere il secchio suonava come una campana e in due e due quattro ho munto il secchio pieno bene dice quella coi capelli bianchi sono contenta di te asina io mi chiamo Jyotsana sono la tua capa puoi vivere e lavorare qui da noi mi ha portato prima alla doccia là una donna mi ha lavato mi ha disinfettato poi mi hanno portato alla mensa lì mi hanno dato da mangiare polenta con formaggio e insalata da crepare e mi hanno portato nel dormitorio delle guardiane del bestiame mostrato il mio letto e hanno detto che mi devo riposare dal viaggio io ho detto non sono stanca posso continuare a mungere ma loro dormi dormi oggi non lavorerai e se ne sono andati e sono rimasta da sola nel dormitorio lì ci sono trentadue letti e sono soltanto le vaccare poi ci sono anche i bovari dalle parti delle stalle ho visto tre ragazzotti con teste d’orso portavano via il letame e anche bei ragazzi con teste equine e una cinghialessa con le oche e anche umani ma teste d’asino non ne ho ancora viste mah ero messa così e ero seduta sul letto sono crollata e mi è venuto subito un gran sonno mentre mi addormentavo ho pensato adesso per colpa di quelle canaglie austriache non ho niente da grattarmi dentro le orecchie di notte.

(Vladimir Sorokin, Telluria (edizione tedesca) Kiepenheuer & Witsch 2013, traduzione dal russo del collettivo Hammer und Nagel)

(Dei giochi di stile di Sorokin parlerò forse, come dicevo, in un altro articolo. Ma per questa specie di monologo interiore – piuttosto ordinato però – di un individuo di sesso femminile è quasi impossibile non pensare al monologo di Molly Bloom. Non è una gran pensata, in effetti. Né voglio esortare nessuno a andarsi a rileggere il monologo. Io ho cominciato, ma ho smesso velocemente. E, come alla protagonista del testo sopra, mi è venuto un pensiero: senza nulla togliere, Dio scampi, alla grandezza di Joyce, ma quanto ci è più vicina quest’asina di Molly Bloom?)

FIGLI & AFFINI

I

Se per “successo” o “riuscita” si intende quello che comunemente si intende nella nostra società, allora il successo o la riuscita di un figlio è inversamente proporzionale alla fretta che i genitori, incrociati per strada, manifestano di tirare dritto.

II

Se penso all’importanza che le buone famiglie cattoliche attribuiscono al fatto che il genero – il marito della figlia nonché padre dei futuri nipoti – sia laureato (va bene una laurea qualsiasi, anche di quelle che si prendono coi punti del Mulino Bianco, qualsiasi cosa purché il tizio non sia costretto a lavorare con le sue mani, per dirla col personaggio di un noto romanzo di George Eliot), se penso a tutto questo mi sorge il dubbio che per entrare nel Regno dei Cieli non sia delle volte richiesto il diploma di laurea.

REGALO DI COMPLEANNO

Mi rendo conto che non ho mandato a Putin il mio regalo di compleanno. Deplorevole dimenticanza. E sì che lo avevo in mente da un po’ il regalo giusto. Tagliato su misura.

Pazienza. Rimedierò come posso, offrendoglielo adesso:

Gli Stati Uniti hanno perso molte volte – anzi, dopo la Seconda Guerra Mondiale in fondo non hanno fatto che perdere.

Non mi pare ne abbiano mai fatto un dramma, né che le sconfitte abbiano particolarmente scosso lo Stato e le sue istituzioni. Questo perché, evidentemente, la nazione è sufficientemente coesa, economicamente solida, e lo Stato poggia su istituzioni robuste. Gli Stati Uniti possono permettersi di perdere e anche di fare delle figure barbine, come recentemente in Afghanistan. Gli scivolano.

La Russia, invece, pare che non possa permettersi di perdere. Il problema della Russia – almeno soggettivamente, cioè come lo vive lei – è che se perde si sfascia. Probabilmente perché è una nazione poco omogenea (benché di fatto dominata dall’élite etnica e culturale dei russi europei), economicamente poco solida, e dotata di istituzioni traballanti che reggono soltanto finché fanno capo a un vertice assoluto, zar o altro.

Questo, naturalmente, è un problema per tutti. È il grossissimo problema dei paesi che hanno, economicamente e istituzionalmente, le pezze al culo – ma un arsenale nucleare fornitissimo.