RÉJOUIS-TOI

– Eh ben, réjouis-toi quoi?

-Attends, j’vais te dire, c’est une vieille histoire. Disons d’abord que j’avais dans les vingt-quatre, peut-être vingt-cinq ans. Je préparais mon Staatsexamen, j’en étais à ce moment à la lecture du Parsival de Wolfram von Eschenbach, vingt-cinq-mille vers en moyen haut allemand. Mais je n’avançais pas vraiment. J’étais amoureuse d’un mec qui avait déjà une copine avec qui il s’entendait très bien etc., donc j’étais malheureuse et étant malheureuse j’arrivais pas à me concentrer sur le moyen haut allemand. J’étais fourvoyée tu vois, je parvenais pas à me sortir du fourvoiement. Alors là j’ai pris une décision. J’avais un ami, un étudiant en philosophie et théologie, qui donnait beaucoup dans la religion, le mysticisme, des trucs comme ça. Du fait d’être mystique il voyageait gratis à travers l’Europe et le Proche Orient, se faisant héberger soit par moutiers, couvents et autres institutions religieuses, soit par des particuliers mystiques. Y a tout un réseau, faut croire. Bon ben, lui il avait passé autrefois quelques jours chez les Petites Sœurs de Bethléem, à Nemours. Je me suis dit : c’est ce qu’il te faut, et je suis partie. Les Petites Sœurs, ça devait être un rejeton des chartreuses, de toute façon très dévotes à Saint Bruno. T’imagine pas un couvent comme les autres. On leur avait fait cadeau, aux Petites Sœurs, d’une lande immense et sauvage sur les collines au-dessus de Nemours – pour y arriver depuis la gare, sac-à-dos et tout, ça faisait des kilomètres de route montante. Peut-être que maintenant il y a un bus, ou peut-être il y en avait déjà un à l’époque, je n’sais pas, j’ai jamais aimé les bus, tant que je pouvais, j’ai toujours marché. Et les collines aussi, pas comme chez nous, bien sûr. Ça devait être des collines parce qu’on montait, d’accord ; mais dès qu’on était là, dans la lande, c’était plutôt un sol inégal, et rien que des rochers, des mousses et des bouleaux. Un plateau quoi, tout à fait sauvage. Là elles ont bâti leur maison à elles, avec chapelle et tout, et tout autour parsemés dans la lande de petits ermitages, pour les hôtes. Pour les fourvoyés tu vois, qui essayaient de sortir de leur fourvoiement. Toilettes et lavabos dans la maison centrale, pour la bouffe on recevait un petit panier et on se retirait dans son trou au désert. Les sœurs ne demandaient rien, si on avait de l’argent on leur donnait, si on n’en avait pas, ou ne voulait pas, aucune importance. Elles ne demandaient rien et acceptaient tout. Au moment de partir, j’ai donné plus ou moins le prix d’une petite pension, j’y tenais à être exacte. La sœur a fourré l’argent dans sa poche sans même le regarder. Ça m’a un peu agacée. J’avais rien compris à la charité.

De toute façon. J’y ai passé une semaine, dans une minuscule caravane de camping chauffée à l’aide d’une bouteille de gaz qui n’a pas pété sans doute parce qu’elle était surveillée par le Saint Esprit ; et j’ai achevé mes vingt-cinq-mille vers. D’ailleurs c’était la Semaine Sainte, et Parsival une lecture convenable. J’allais à vêpres et matines et aux offices de la Semaine Sainte. Y a rien à rigoler, j’avais la foi alors. Je pratiquais pas régulièrement si tu veux, mais j’avais une foi un peu raisonneuse et bien solide. Du moins je croyais. En fait, j’avais pas le courage d’approfondir.

Bon ben, lu prié parti, me voilà à Paris, Gare du Nord, dans le train pour Münster où j’habitais alors. De Paris à Münster, et réciproquement, la ligne était directe, on partait le soir et le matin on était soit à Paris soit à Münster, selon que c’était l’aller ou le retour. C’était pratique. Il y a eu une époque où je l’ai souvent utilisée cette ligne ; c’était aussi l’époque, ou plutôt l’âge, où on se contente de peu, je te dis pas où j’ai logé. Mais enfin. Ça faisait que la Gare du Nord était un endroit tout à fait familier. L’idée qu’il y ait d’autres gares – la Gare de Lyon pour ceux qui venaient d’Italie, la Gare Montparnasse pour la Bretagne – ça me dérangeait presque. On entrait à Paris par la Gare du Nord, un point c’est tout.

Alors là, Gare du Nord, j’étais dans le train qui ne partait pas encore, et il y avait aussi une copine de Münster avec qui on s’était donné rendez-vous pour le retour, justement. Et là, à ce moment, peu avant que le train ne parte, qui je vois parcourir le quai à longs pas, tout en perlustrant du regard les compartiments éclairés? Mon copain le mystique. Il savait, ou plutôt imaginait, que je rentrerais par ce train et il voulait me convaincre à rester encore un jour à Paris. Il logeait chez un ami tout aussi mystique – tu sais, le réseau –, je pouvais y loger aussi. Le train allait partir, il fallait se décider. Bon, évidemment je suis descendue, quoique la copine soit assez mécontente.

Le mystique français nous attendait dans sa bagnole. C’était un converti, un enthousiaste. Tous les deux n’en finissaient plus de louer la Providence pour l’heureuse aventure, et il faut avouer qu’elle avait quelque chose d’exceptionnel, de surréaliste même. En tout cas, Providence ou hasard, ils avaient tous deux l’air de vouloir la fêter, l’heureuse aventure. Moi, tu sais, pour fêter, je suis toujours d’accord, et puis on était à Paris, merde ! Alors quand l’enthousiaste a dit que c’était sans doute le moment d’un réjouis-toi, j’ai tout de suite pensé à l’apéro. D’ailleurs, c’était l’heure. Moi j’aurais pris une bière, comme d’habitude. J’savais pas c’que c’était un réjouis-toi.

Heureusement, je n’ai rien laissé paraître de mon horizon d’attente. Il se peut que j’aie posé des questions, je ne sais plus. De toute façon on m’a expliqué.

Il semble que la bonne traduction des mots que l’ange adressa à la Vierge ne soit pas, comme on le récite depuis des siècles, « Je te salue, Marie », mais « Réjouis-toi, Marie ». On ne me proposait pas un cocktail, on me proposait une prière.

J’ai ressenti une déception aiguë. Ça aurait dû me renseigner sur la véritable consistance de ma foi.

-Et le type, lui, le mystique allemand, qu’est-il devenu ensuite ?

-Il a souvent changé de place. De continent même. Maintenant il est psychothérapeute à La Havane. Au moins à ce qu’on dit.

IDIOT SAVANT

Dal romanzo di Veronica Raimo Niente di vero, Einaudi Supercoralli, candidato Strega 2022, preso in biblioteca dove lo restituirò velocissimamente, p.9:

C'è un aneddoto che racconta sempre mia madre. Una volta al ristorante, lui - non ancora treenne - aveva preso il menu e si era messo a declamarlo dall'alto del suo seggiolone. Enfatizzava gli accapo, indovinava gli iati e raddoppiava le consonanti giuste. Il cameriere che era venuto a prendere l'ordine si era limitato ad aspettare con aria annoiata che il moccioso finisse la performance. Quando mio fratello era arrivato in fondo alla lista dei dolci, il cameriere stava lì con la penna in mano senza manifestare il minimo segno di sbigottimento.
- Be', volete ordinare o ripasso?
A quel punto il piccolo genio, in preda alla frustrazione, aveva afferrato un bicchiere dal tavolo e l'aveva preso a morsi.

Non so se il quadretto possa configurarsi come vendetta, e neanche tanto sottile; in ogni caso, grazie Veronica: in quattordici righe (nell’originale) ci hai dato tutto Christian.

TOM

 Questa è una storia che doveva diventare come Tom Sawyer, soltanto che i tempi sono cambiati. Ma più che un fatto di tempi è forse un fatto di luoghi, perché i luoghi, in effetti, non sono quelli. Sono tanto poco quelli che invece di St. Petersburg lungo le rive del Mississippi, con le piane ondulate del Missouri alle spalle, abbiamo un paesino stretto fra un torrente e le colline; così stretto che quando c’è stato bisogno di una nuova strada non si sapeva dove farla.

C’era però fuori dal paese, andando verso la pianura, una pieve molto, molto, molto antica; e ci fu anche, dentro al paese, una maestra che molto, molto, molto tempo prima che si parlasse di Piano dell’Offerta Formativa organizzava ogni sorta di visite atte a confrontare gli alunni con le realtà del territorio. Visitarono, nei cinque anni delle elementari, una cartiera, una fabbrica di lana di roccia, la Bormioli, l’ultima anziana del paese che tesseva con l’ultimo telaio a mano, una fabbrica di marmellate e conserve che si chiamava Althea come la fidanzata dell’ispettore Ginko, varie altre cose che non ricordo e anche la famosa pieve.

Dai tempi che i Longobardi si erano convertiti al cristianesimo c’era sempre stata una chiesa su questo dosso nel mezzo di terreni acquitrinosi; però, a causa della povertà degli abitanti, la chiesa era costruita male, finiva che ogni due o trecento anni cadeva a pezzi, dunque bisognava restaurarla, però non c’erano soldi, allora la si restaurava male, dopo un po’ cadeva di nuovo a pezzi, e così via. Una storia triste; molto consona al paese però; molto in linea.

Quando fu visitata dalla classe della maestra era da qualche tempo in disuso. Benché si trovasse poco fuori dal borgo e fosse facilmente raggiungibile a piedi o in bicicletta, forse perché si nascondeva, per la vergogna, dietro alcune bruttissime e miserrime case coloniche, finiva che per vederla bisognava proprio andarla a cercare e la maggior parte della gente, soprattutto fra i più giovani, pur avendone spesso sentito parlare non l’aveva mai vista. Questo le aveva conferito negli anni uno statuto quasi di chiesa fantasma, nel senso che quando ci si trovava di fronte ai muri intonacati di arancione sbiadito o alla facciata con quel timpano da barocco messicano, si aveva la netta sensazione che la pieve non potesse essere tutta lì; che questa fosse, in realtà, la parte insignificante e visibile ma che ci dovesse essere dell’altro, qualcosa di non ben definito, un’aura o magari una propaggine nel terreno, come d’altro canto sembravano indicare le iscrizioni sepolcrali sullo zoccolo della facciata. E la nonna di Tom, non diceva forse che c’era una galleria sotto la pieve, un passaggio attraverso il quale i grassi canonici scappavano quando la chiesa era attaccata dai masnadieri?

A casa di Tom se una cosa era stata raccontata da un membro della famiglia era considerata vera e non ci si preoccupava di accertarne l’esatta collocazione temporale, le circostanze, la plausibilità, l’eventuale conferma da parte di altri testimoni, le fonti dell’informazione. E bisogna pure tener presente che, soggettivamente parlando e quindi per Tom, era passato meno tempo fra la conversione dei Longobardi e le uscite scolastiche con la maestra, che non fra quelle e i giorni nostri.

La visita alla pieve è tutto sommato una delusione: nemmeno le reliquie di San Celestino hanno visto, il teschio di cui parla sempre sua nonna e che Tom si è immaginato così vividamente che negli anni a venire non sarà mai del tutto sicuro di non averlo visto, invece. Ma forse si confonde con quelle altre ossa, quelle che per un po’ sono state in una cassetta di legno dietro un confessionale della cappella del cimitero; ci sono state per un po’ e lui ogni tanto andava a guardarle: ossa lunghe e nere come bastoni però, femori più che altro.

No insomma, non hanno visto niente, a parte una torre campanaria dal tetto sfondato e banchi mangiati dai tarli; non hanno visto niente eppure Tom non si dà per vinto. Fuori la maestra chiacchiera con le altre maestre e gli assesta di sbieco qualche occhiata malevola, perché l’antipatia le si esaspera talvolta in un parossismo di antipatia e in qualcosa di molto simile all’odio che deve pur farsi strada e sfogarsi; i ragazzini corrono sul prato bitorzoluto e stentato, ma Tom elabora un piano. Lui ha percepito l’aura; cammina su e giù davanti alla facciata intorpidita dall’intonaco, davanti alle iscrizioni sepolcrali che vibrano, si rende conto che c’è un lavoro da fare. Bisogna ritrovarla, questa cosa che c’è in giro fra le spighe di gramigna e non è certo la merdata sconsolata che hanno visto stamattina. Bisogna riportarla alla luce, entrarci.

Tom organizza una squadra. Non si dilunga sulla necessità del lavoro, che non è in grado di spiegare; punta più che altro sull’avventura, sulla possibilità di un’avventura. Ci sono luoghi segreti, inesplorati; il borgo è pieno di luoghi segreti e inesplorati, basta seguire le tracce, basta stare a sentire cosa dicono i vecchi, i molto anziani. Parla del passaggio sotto la pieve, che sbuca chissà dove; quello però è troppo difficile per loro, un progetto troppo ambizioso. Certo, la cosa più immediata e promettente sarebbe lavorare intorno alla chiesa, ma la chiesa è sprangata e le case dei contadini, intorno, incombenti. E poi ha questa particolarità di scomparire non appena le si voltano le spalle; Tom non è sicuro che la ritroverebbero, comunque.

Ma ci sono cose più facili, luoghi più accessibili. Tom immagina di stilare un elenco, di mappare il territorio dentro e intorno al paese. Al momento l’elenco contiene una sola voce, ma non è un problema, basta interrogare abilmente la nonna, portarla astutamente sul discorso. C’è, per esempio, la storia della nana che è saltata nella siepe. Questa è una cosa sicura, una cosa che è successa all’Emma. L’Emma è una cognata della nonna, una che è morta da moltissimo tempo, da tanto di quel tempo che le ossa nella cassetta dietro il confessionale, al cimitero, potrebbero anche essere le sue; ma comunque la storia della nana l’ha raccontata lei alla nonna, alla nonna e a tutti quelli che volevano sentirla. Dunque l’Emma, che da sposata abitava sopra la Branzana, di sera andava a trovare i suoi che stavano invece alla Croce. Dalla Croce alla Branzana sono tutte colline, campi e carraie. Dunque una sera che era buio pesto e l’Emma se ne tornava a casa alla Branzana si vede improvvisamente camminare a fianco, nella carraia, una donnina nana mai vista né conosciuta e che di sicuro non è di quelle parti. L’Emma è una donna alta, robusta, che non ha paura di niente e di nessuno; però la donnina la inquieta, non c’è che dire. Sta giusto per rivolgerle la parola e chiederle chi è e da dove viene, quando la nana senza il minimo preavviso salta nella siepe e scompare.

Se si riuscisse a stabilire con sufficiente approssimazione in quale punto della siepe è saltata, è facile che scavando si potrebbe trovare qualcosa di interessante, di questo Tom è abbastanza sicuro, tanto più che nella sua testa la storia della nana si confonde un po’ con quella della Mano d’Oro, per la quale però non ci sono testimoni in famiglia. Qui un tizio vede una mano d’oro che gli indica qualcosa in una siepe. Scava e trova un tesoro, e questo fu l’inizio della ricchezza dei Manodori. Oppure, Tom non ricorda più bene, il tizio vede una palla d’oro, o un sfera di fuoco, saltar fuori da una siepe. Scava e trova un tesoro e in mezzo al tesoro c’è una mano d’oro massiccio, per questo si chiamano Manodori. E queste storie hanno indubbiamente qualcosa in comune con una terza, perché anche lì c’è dell’oro, c’è qualcuno che cammina lungo una carraia, e se c’è una carraia di sicuro c’è anche una siepe. La terza storia si svolge al tempo che vennero giù i Francesi, e i frati del convento di Montefrontone scappavano perché avevano paura dei Francesi che odiavano i preti, le suore e tutte le cose della religione. Allora un contadino camminava lungo una carraia e fu superato da un frate che scappava a cavallo di gran carriera e mentre appunto scappava di gran carriera gli cadde una bisaccia da cui uscirono delle monete d’oro. Il contadino si china a raccoglierla, ma il monaco torna indietro, gli dà una scudisciata, recupera la bisaccia e riprende la fuga dicendo vattene via brutto villano, questa non è roba per te o qualcosa del genere. Ciò che affascinava Tom in questa storia erano l’immagine del frate che fuggiva a cavallo col saio arrotolato fin sopra le ginocchia, e il particolare della scudisciata. È sicuro che tutto ciò ha qualcosa di diabolico.

Ma tornando a noi, la storia della Mano d’Oro e quella del frate diabolico non sono ora di alcun uso per Tom, seppure invece il convento di Montefrontone, abbandonato da tempo e frequentato soltanto da profanatori di tombe, potrebbe apparire interessante.

E qui dobbiamo fermarci un attimo e chiederci, nuovamente e più di preciso: che cosa cerca Tom? Non un tesoro, su questo punto è abbastanza realista. Di sicuro cerca l’avventura, la quale comporta, essenzialmente o accidentalmente, il ritrovamento di armi, ossa, monete, oggetti vetusti e sconosciuti. Ma soprattutto bisogna considerare che l’impresa, fin dall’inizio, è plurale, è collegata con l’idea di un catalogo; bisogna considerare che quando Tom l’ha concepita, girovagando davanti alla pieve, essa gli è apparsa, nella sua forma più definita, come un quaderno a quadretti in cui vengono iscritti dei luoghi; bisogna considerare che questi luoghi sono immaginati dentro e tutt’attorno al paese, sono immaginati delimitarlo, trapuntarne il territorio; e da tutto ciò bisogna, in ultimo, dedurre che Tom voglia trasformarlo, che voglia vederlo in un’altra luce, che così com’è non gli vada affatto bene, che tenti di sovrapporgli un’altra immagine, un altro territorio, un altro paese; qualcosa che percepisce soltanto lui, e per di più in modo poco chiaro; qualcosa che gli ha alitato addosso stamattina; un soffio perso fra le iscrizioni tombali e gli steli intirizziti di gramigna.

È questo, in effetti, che irrita in Tom: questo suo fare come se vedesse le cose diversamente da come le vedono gli altri; come se quello che vedono gli altri non gli andasse bene; che so, non fosse abbastanza buono per lui. Irritante, non c’è che dire; e infatti la maestra è irritata, profondamente irritata, e l’irritazione divampa talvolta in una fiammata d’odio che fatica a controllare.

Ma chi si crede di essere questo stronzetto? Cosa crede di sapere?

Be’ intanto sa, perché glielo ha detto sua nonna, che nelle mura del castello c’è un buco. Non che sia un segreto: infatti lo si vede da sotto, a guardar bene, a saper dove guardare; lo si vede nonostante i rovi e i rampicanti che hanno invaso tutto; però di fatto nessuno ci guarda. È una parte impervia, lontana anche dalla scarpata dove si getta istituzionalmente l’immondizia. E non è nemmeno che questo buco nelle mura non sia mai stato visitato. Al contrario: dice sua nonna che qualcuno c’è andato, ci ha trovato ossa e palle di cannone. Ma è stato moltissimo tempo fa, e chissà poi se questi tizi hanno guardato bene, o magari si sono stufati di portar fuori ossa e palle di cannone e ci hanno lasciato qualcosa.

Le mura del castello sono in uno stato pietoso, anzi, le mura vere e proprie non ci sono quasi più; sono rotolate giù, oppure sono state ingoiate dall’argilla. Quello che rimane è più che altro il terrapieno alto sopra il livello del fiume. È un luogo di rovi e di rifiuti e sopra c’è la rocca, che assomiglia a tutte le povere rocche di questa parte di montagna.

Questo è il luogo che, per primo, viene idealmente iscritto nel quaderno a quadretti, il primo che è venuto in mente a Tom là, nel prato stentato davanti alla pieve. Non dovrebbe essere impossibile raggiungerlo. Un pomeriggio, dopo la scuola, la squadra se ne sta a naso all’aria a rimirare l’apertura che forse, ma non è sicuro, occhieggia da dietro una cortina di rovi. La parete in cui si trova è quasi verticale; soltanto nell’ultimissimo tratto però: prima la scarpata è scoscesa e accidentata ma tutto sommato percorribile. Loro la guardano da sotto, dalla parte del fiume, da fuori dell’abitato. Lì c’è una strada bianca che fa una larga curva, si allontana verso il greto, in direzione del lavatoio che però è quasi sempre deserto perché le donne non vanno più con cesti e carretti a lavare alla roggia. Nella strada non passa praticamente nessuno, dovrebbero poter procedere indisturbati. Non si sono portati niente, né corde né rampini né bastoni, e se questo tradisce da un lato una certa disorganizzazione e velleitarietà, denota dall’altro il carattere ideale dell’impresa: uno sforzo dello spirito più che della tecnica, la pretesa di piegare la realtà all’idea; che, se in fondo sa che è destinata a fallire, sa anche che in ogni modo non saranno corde e rampini a salvarla. Comunque cominciano a salire; cominciano a salire e vanno su anche benino, barcollando sui sassi nascosti dalla vegetazione, afferrandosi ai rampicanti, graffiandosi coraggiosamente in mezzo ai rovi. Arrivano in punti in cui non possono proseguire, sono costretti a tornare indietro, a cercare altri percorsi; sono quasi alla base del muro verticale. Il motore di una macchina li costringe a girarsi, a disagio. È una vecchissima due cavalli che vien giù dalla discesa, fa la curva di spinta e prosegue anche, ma poi si ferma, lentamente, come se il conducente non avesse frenato ma spento il motore e messo in folle. Ne esce uno magro, ossuto, un po’ biondo, un po’ bianco, un po’ pallido. Loro lo conoscono: è uno detto Galèina, forse per il collo magro di gallina, forse per un che di ruspante. Ha un canile o qualcosa del genere giù nel fiume. Scende dalla macchina, si sbraccia e urla:

Gnî sò de d’lè![1]

E ancora:

Gnî sò de d’lè!

Quando li vede quasi in fondo alla scarpata sale in macchina e riparte, come se sapesse perfettamente che non ci riproveranno, che è andata, che è finita, che la realtà ha ripreso i suoi diritti se mai li aveva ceduti; che, per quel che riguarda Tom, la sua sfasatura rispetto al reale omologato intersoggettivo rimarrà una sfasatura e basta. Che d’ora in poi inutilmente egli tenterà di imporgli il suo idioletto.


[1] Venite giù di lì!

DI BESTIE E SEMIDEI

Joseph d’Arbaud, La Bestia del Vacarés, a cura di Rosella Pellerino, La Noce d’Oro 2022

L’amica Monica Longobardi, filologa romanza che per mestiere e per passione si occupa di lingue minoritarie, in particolare dell’occitano, ci ha parlato di Joseph d’Arbaud (1874-1950), felibre (cioè scrittore e poeta in lingua occitanica) di vaglia, e del suo romanzo La Bestia del Vacarés (La Bèstio dóu Vacarés, 1926) di cui è uscita alla fine dell’anno appena trascorso la prima traduzione italiana a cura di Rosella Pellerino per La Noce d’Oro.

Confesso la mia ignoranza: non sapevo nulla dei felibres (femminile: felibresses), e se conoscevo – ma solo di nome! – Frédéric Mistral, ignoravo del tutto che la resurrezione della letteratura provenzale, richiamata un po’ artificiosamente in vita a metà Ottocento, avesse dato origine a un robusto ramo tuttora produttivo.

Per una collocazione di d’Arbaud rispetto sia al felibrismo che alla letteratura provenzale di lingua francese (Jean Giono, Henri Bosco), come per una dotta e sensibile analisi del romanzo, non posso che rimandare alla recensione di Monica Longobardi che potete leggere su Bibliomanie, qui. Io mi limiterò a una veloce esposizione dei fatti e a qualche osservazione.

In una Avvertenza che precede il racconto vero e proprio, un (finto) curatore ci dice che ciò che andremo a leggere è la trascrizione che egli ha fatto, nel modo più accurato possibile, di un manoscritto del XV secolo, piuttosto malridotto, ricevuto come lascito testamentario da uno dei suoi butteri, al quale era giunto sul filo dei matrimoni e delle generazioni. Il buttero essendo peraltro analfabeta non aveva idea del contenuto del grosso fascio di fogli. Dico buttero, ma dovrei dire gardian: non siamo infatti in Maremma ma nella Camargue – la Camargue ancora tutto sommato intatta degli inizi del XX secolo, significativamente prima della Prima Guerra Mondiale.

Non c’è, insomma, quella grossa differenza fra il gardian ordinariamente analfabeta dei primi del Novecento e il gardian eccezionalmente alfabetizzato – perché originariamente destinato al sacerdozio – dei primi del Quattrocento che ha redatto il misterioso manoscritto. Anzi, non fosse che di tanto in tanto fa capolino il terrore della Santa Inquisizione, il lettore dimenticherebbe di trovarsi, nella narrazione, in anni diversi da quelli in cui scrive lo stesso d’Arbaud, tanto poco appaiono cambiate in cinque secoli le abitudini di vita, il vitto, l’alloggio e il costume generale dei gardian

Perché il giorno di Pasqua del 1417 il gardian Jaume Roubaud si metta a vergare su un libro dei conti una cronaca che sa pericolosa e che dovrà celare a occhi indiscreti, ce lo dice subito lui: primo perché, non potendo parlarne ad anima viva – troppo incredibile quello che ha visto, e troppo rischioso dirne – troverà almeno sollievo a scriverne e a cercare così di chiarire e calmare, registrando ogni minima circostanza della straordinaria avventura, tutto il torbido che essa agita nel suo spirito; secondo perché spera che più tardi, dopo la sua morte, qualcuno di più dotto o di più saggio potrà comprendere fino in fondo ciò che gli è accaduto – e con ciò, in un certo senso, noi lettori siamo interpellati.

I fatti sono questi: nelle solitudini di una Camargue rigorosamente non-antropizzata, dove le sue mandrie di tori e di cavalli vagano liberamente nei paesaggi in cui egli via via le conduce, fra acquitrini, paludi, riverberi di croste saline e lingue di sabbia su cui cresce una fitta vegetazione, Jaume Roubaud vede un giorno delle impronte che non sono né di bovino né di cavallo, né tantomeno appartengono alla piccola fauna – volpi, conigli, linci – che popola la macchia mediterranea. Fanno pensare piuttosto a un cinghiale, ma di grossa stazza. Si aggiunga che le bestie domestiche del gardian – il cavallo Clar-de-Luno e il cane Rasclet – mostrano a diverse riprese segni di terrore. Per farla breve: la misteriosa bestia che Jaume Roubaud finisce per stanare è un fauno: piedi di capra, gambe e glutei villosi, ma dalle anche in su uomo, viso umano malgrado una fronte provvista di corna. E parla.

Osserva Monica Longobardi:

Lo stesso nome totemico di Bèstio mantiene per tutto il romanzo l’ambiguità dei suoi possibili riferimenti culturali, sospeso tra una paganità silvana previa al cristianesimo e la “Brutta Bestia”, la Bestia nera del demonio. Succube fin nei suoi nervi del magnetismo del semidio, alla riapparizione di un’antica divinità creduta cacciata per sempre dalla fede cristiana, l’uomo era rimasto atterrito come dalla visione di un revenant. E aveva cercato inutilmente di esorcizzarlo con il segno della croce e con il rito latino del «Recede… immundissime!», appreso dallo zio canonico.[1]

Superato infatti l’orrore iniziale di scoprire un torso e un volto umani presi fra estremità caprine – zoccoli e corna –, il passo immediatamente successivo è stabilire lo statuto ontologico di un essere, a dir la verità, del tutto impossibile. Poiché demonio non è – è infatti insensibile sia al segno di croce che all’esorcismo – non si capisce cosa possa essere, non c’è posto per lui né fra i visibilia né fra gli invisibilia, l’angoscia del gardian non è paura dei tratti ferini, degli “occhiacci di brace e di fiamma” o di quello che talvolta appare come “un ghigno davvero diabolico”; è piuttosto l’angoscia che si prova di fronte a qualcosa che indubitabilmente è (ce l’abbiamo davanti), ma per quel che ne sappiamo non può esistere.

Naturalmente non è sempre stato così. Quindici secoli prima un’apparizione del genere avrebbe certo spaventato[2] un gardian, ma non lo avrebbe angosciato, né avrebbe precipitato la sua anima in così indistricabili labirinti da costringerlo a tenere un diario. Quindici secoli prima, nell’Europa precristiana, Pan era di casa.

Il problema, quindi, è il cristianesimo.

Il cristianesimo è senz’altro presente nei pensieri di Jaume Roubaud; dapprima piuttosto come occasione mancata: la morte prematura dello zio canonico interrompe la via tracciata verso il sacerdozio e lo costringe, senza amarezza tuttavia, a intraprendere il mestiere paterno di gardian. Come gardian, egli vive gran parte dell’anno con l’unica compagnia del suo cane, dei suoi cavalli e delle sue mandrie nelle solitudini salmastre e selvagge della Camargue. In questa regione non antropizzata e dunque non cristianizzata[3], l’unico legame con la religione rimane la preghiera; ma benché Jaume citi volentieri le Sante Marie e Sara la Nera, confessa di trascurare le preghiere, che riprende a tratti, tumultuosamente, soltanto dopo l’incontro con la Bestia. Per il resto la sua religiosità (cristiana) si manifesta principalmente come timore, cioè come assenza: timore, a volte parossistico, che l’incontro e la frequentazione pur sporadica della Bestia siano sufficienti a dannarlo; timore, assai concreto, di finire nelle segrete dell’Inquisizione anche solo “per avere visto”; timore, infine, che se la presenza della Bestia dovesse trapelare e manifestarsi a qualcun altro oltre lui il cristianesimo come istituzione provvederebbe sicuramente ad eliminarla.

Insomma c’è un’incompatibilità.

La Bestia, nei primi incontri, è dispostissima al compromesso:

«Dici bene […]. C’è un solo Dio eterno. Un tempo, secoli fa, quando già vagavo ai confini della Libia cercando l’aria del deserto e la luce libera, mi fu dato di incontrare un vecchio che pareva avere quasi cent’anni, selvatico come me nel suo comportamento. Viveva solo nell’immensità, col sacrificio di privarsi di tutto ciò che poteva, e annunciava quella che definiva Buona Novella, insegnandomi parole che dentro di me si mescolavano come bagliori di fiamme alle tenebre oscure, alle onde ostinate del mio sangue. C’è un solo Dio eterno. Ma ci sono stati alcuni dèi, degli dèi nati dal mondo, che per il mondo ora sono morti. Forse non riesci a comprenderlo davvero. I semidei esistono. Vivono una vita sovrana, abbeverati alle sorgenti dell’etere, inebriati dall’alito della materia, e padroni di un universo in fiore, partecipi della danza delle stagioni e delle stelle, cantano con la stessa voce dei raggi di luce e del mare.»

Così ragionevole e accomodante – pronto a subordinare senza resistenze il politeismo al monoteismo – il nostro fauno, o Pan, lo è diventato probabilmente con gli anni. Dire che è vecchio non rende l’idea: è decrepito, il volto è terroso, delle due corna, una è spezzata a metà, entrambe sono sporche di fango come gli zoccoli callosi e sudici; la Bestia è sdentata, il suo vello opaco e spelacchiato, tutta la vecchia carcassa denutrita, le spalle magre, “così magre che mentre si muoveva vedevo le giunture andare e venire”; una Bestia che nella cattiva stagione campa dissotterrando poco nutrienti radici. All’orrore per ciò che si ostina a esistere senza avere, nell’universo cristiano del gardian, diritto all’esistenza, subentra la compassione per la creatura sofferente – poiché se esiste, decide Jaume, dev’essere anch’essa una creatura di Dio.

Non che la Bestia si faccia addomesticare, naturalmente; però accetta le offerte di cibo che Jaume lascia appese a un albero. Da parte sua, il gardian sa bene che la cura e la preoccupazione per il destino di questo essere di confine sono radicate, ben più che nell’umana compassione, in un legame misterioso, un fascino che esso esercita su di lui, non dissimile dal potere di possessione che esercita sugli animali. Jaume sente di essere vittima di un’ossessione e questo gli crea insolubili problemi di coscienza; perché questo Fauno avrà anche confessato l’unico Dio e sarà pure una sua creatura, però è qualcosa, o qualcuno, di molto al margine. Di un po’ troppo indipendente per un Dio unico, Creatore, Salvatore e Giudice – e per di più Geloso; nemico giurato dei molti dèi, inutile nascondersi dietro un dito. Così Jaume, nonostante il terrore dell’Inquisizione, forma e consolida ripetutamente il proposito di confessarsi all’abate o al parroco – proposito regolarmente disatteso.

In parallelo (la vicenda dura un anno, anche se gli incontri veri e propri non sono più di quattro o cinque) anche la Bestia cambia, benché non nel senso auspicato. La disponibilità a un dialogo con l’uomo, il fatto di riconoscere l’umano, la semplice accettazione delle offerte di cibo – tutto ciò regredisce e scompare. Sembra che ora sia unicamente concentrata a essere se stessa, senza compromessi, nell’ultimo paese, la Camargue, in cui nonostante le privazioni, le brutture e le tristezze della propria parabola discendente le accade ancora di essere felice.

È molto lontano, il nostro povero Fauno scheletrico e incartapecorito, da quel “grand Pan, le seigneur des moissons”, di cui già Baudelaire nella Musa malata lamentava l’assenza. Non ha però rinunciato a sfoggiare un’ultima (?) volta il suo potere. Un Jaume Roubaud orrificato assiste al Grande Sabba dei bovini che giungono da ogni angolo della Camargue per rendere omaggio al loro Signore, correndo in cerchio per tutta una notte di luna al suo cenno, alla melodia modulata, al suono del flauto a sette canne.

Questo episodio segna la massima distanza dall’umano/cristiano e la massima prossimità al demoniaco. Non è tuttavia sufficiente a liberare il gardian dalla fascinazione. Egli batte il paese, ostinatamente, alla ricerca delle tracce della Bestia che sembra scomparsa. Un ceppo d’albero con due radici che affonda lentamente nelle sabbie mobili del Grand Abîme, l’Abisso d’inferno che tutto inghiotte, sembrerebbe indicarne la morte, o almeno la definitiva dipartita da questo mondo.

Ma può un semidio morire? Cosa ne dice, o cosa ne ha detto, la Bestia stessa?

«C’è un solo Dio eterno. Ma i semidei nascono, vivono e invecchiano, e dopo una vita che nella tua mente non riusciresti a immaginare senza perderti, muoiono, sì, muoiono, tornano agli abissi dello spazio e del tempo, e io per parte mia non so dove li riconduca la volontà che un bel giorno li fece apparire». […] «I semidei vivono. Vivevano, avrei dovuto dire. Perché da quando percorro la terra immensa sentendomi invecchiare […] è da molto che non incontro nessuno simile a me. Forse si nascondono, temendo come me la barbarie e la malvagità degli uomini.»

Mah. Più che di una morte definitiva sembrerebbe si tratti – severinianamente – di un eclissarsi, un nascondersi alla vista senza che questo significhi perire; riconducibile a certi cambiamenti nel mondo più che a una vera e propria condizione mortale. E aveva appena detto, il Fauno: “«Ma ci sono stati alcuni dèi, degli dèi nati dal mondo, che per il mondo ora sono morti.»

Per il mondo”, per il modo di vedere le cose del mondo, che è cambiato. Ma se il mondo può cambiare il suo modo di vedere le cose, ci si chiede se possa cambiare fino in fondo le cose. Forse no.

In ogni modo Jaume Roubaud continua a cercare…


[1] Monica Longobardi, Joseph d’Arbaud, La Bestia del Vacarés, traduzione di Rosella Pellerino, Rocca di Papa (RM), La Noce d’Oro, 2022, «Bibliomanie. Letterature, storiografie, semiotiche», 54, no. 23, dicembre 2022, doi:10.48276/issn.2280-8833.10239

[2] Si parlava già, infatti, di timor panico. Che però è una cosa molto diversa dalla “vampa d’abominio” che assale il nostro gardian alla vista delle corna. “Un tempo, la nostra comparsa generava sempre clamore. Quante volte allora, per gioco, nascosto tra i cespugli nel bel mezzo dell’aperta campagna, mi divertivo a irrompere gridando improvvisamente, godendo nel vedere pastori e greggi in fuga disperata rimpicciolirsi e sparire nella pianura. Ma gli uomini, allora, pur temendoci, ci rispettavano.

[3] Difficile pensare a una cristianizzazione di anatre, conigli e barbagianni.